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Kohndo

Dimanche 21 mai 2006

J’attends le faiseur de pluie on m’a dit qu’il viendrait me voir
Il doit nettoyer nos vies et puis la saleté des trottoirs
J’attends qu’il daigne se lever. Ce gros feignant prend son temps
Et moi dans mon quartier, tout seul, j’attends perdu sur un banc
La télé m’annonçait du chaud. Chaque été brûle dans nos blocs
Entre la pierre et la chaux les frangins rougissent et débloquent 
J’attends le faiseur de pluie. Hier j’ai manqué mon but
Posté à l’angle de la rue je crains qu’il ne soit pas venu
Ici les gens n’y croient pas les anges ont la poussière mais pas d’ailes
Personne ne croit qu’un espoir mène au septième ciel
J’suis qu’un con de plus, mon frère me dit que j’attends le déluge
J’empile les ans comme des lustres dit qu’le bon dieu m’gruge
Trop hautes mes aspirations, trop basse mon agitation
Je vis dans mes contradictions et manque d’imagination
Le faiseur de pluie ?... Savoir si demain viendra ?
Les rêves qui hantaient mes nuits me disent : " ne l’attends pas ! "
Je ne suis qu’un faiseur de rêve, demain n’a plus d’importance
Mes mots ont perdu leur sève, je ressens ma vie sous substances
J’attends le faiseur pluie qu’il ressuscite enfin mes racines
Perdu dans la nuit j’attends qu’il me fasse l’effet de la morphine.

Refrain
C’est moi que t’attends fils ? Hein hein !
En dilettante assis tu persistes... hein hein !
les ruelles sombres ici ont l’air triste... hein hein !
t’attends les signes regarde encore j’suis... hein hein !
Paraît que c’est moi que t’attends fils ?... Hein hein !
En dilettante assis tu persiste... hein hein !
Les ruelles sombres ici ont l’air triste.. hein hein !
t’attends les signes regarde encore j’suis... hein hein !

Qu’ai je vraiment à offrir ? Le faiseur de pluie prends nos cœurs
Il vient balayer nos vies s’accapare nos craintes et nos peurs
Les transforme en nuage. Regarde le ciel indique ses présages
J’suis sur un rivage perdu dans l’horizon des cages
C’est la pierre qui parle
Hier encore j’ai vu des hommes je t’assure
En uniforme... Bien sûr
Brûler des sommes astronomiques hein ?
Au comptoir anémique.
L’alcool imprégné dans mes veines j’voudrais être amnésique
Y’a rien à faire ici on perd son temps au profit du vent
Personne ne tremble et dans l’obstination on flambe
Y’a pas de fumée sans shit. Peu de larmes sans qu’un splif crame
Y’a peu de femme qu’on aime et trop d’elles ont vu le drame
J’attends depuis qu’on m’annonce sa venue son heure
La sécheresse de mon cœur m’oblige à prendre des vapeurs
Trop disent que je suis perdu. Peu sont convaincu
Qu’il passera par mon squatte j’suis qu’un tox mis sous perfu !
J’attends le faiseur de pluie j’attends qu’il vienne
Qu’il m’illumine dans c’dilemme !

Ref

T’attends le faiseur et ce depuis de nombreuses années
Ton espoir est tellement fané. Dis, saurais-tu le reconnaître ?
Saurais-tu voir son visage dans cette nuée d’âmes en peine
Dans ces regards qui te refoulent tous comme dénuée d’amour
Panne,
Panne dans vos cœurs comme une panne épidémique et
Traversent les pores de vos peaux, vous séparent, vous dynamitent.
Y’a comme un flou qui a fini par vous rendre fou
Comme une douleur alcoolisée qui a fini par vous rendre soûl
Regarde autour, jette un œil derrière les tours
Vois le monde sous un nouveau jour,
Car je suis ton faiseur de pluie.
Quels sont tes souhaits les plus chers ?... hein hein !
Réfléchis bien !
Tu dis que le bon dieu te gruge et c’est le gâchis que tu maintiens ?
Regarde où elle pouvait t’aimer le bordel que t’as semé
Repenses-y quand les nuits s’étirent lentement sans que vienne le sommeil
Tu possèdes ce qu’il manque à d’autre et tu voudrais bien ce qu’ils ont
La violence de la nuit te berce dans l’univers d’un schizo
Tu cherches une oasis dans le désert
C’est dans ton cœur qu’elle existe
Réserve un peu de sève pour que tes rêves résistent, fils
Faiseur de pluie on peu tous l’être pour quelqu’un
Après le sursaut t’appartient
T’inquiète le destin fera le reste !

Par NoBass
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Vendredi 26 mai 2006
Refrain :
When I look at the world
It fills me with sorrow
Darling here come a time when ...
Everybody’s lying

Tout commence en bas des tours sur l’asphalte froid glacé
Aux pieds des bâtiments, gosses rejetés, sans-papiers,
Boule de nerf déçu
Test de gang reçu
Au premier prix de vol, jamais serré au Prisu,
Bref aperçu du monde où je vivais plein de stress
Tu connais la rue, ses règles, ses épisodes sans vertu, hein ?
Combien de gars bracelets aux poing partis déjà pour rien
La tête basse rentrée, les épaules arquées ?
Dédié à tous les gars dans l’ombre qui comptent les jours en galère
A toutes les familles qui, quand même, gardent le courage
Persévère et garde la tête haute devant le juge
Refuser l’oppression !
Face à la peine rejeter la scission
Exception
L’argent qu’on gagne sans moindre effort
Y’a pas de refuge derrière un Sav’ qui s’évapore
A ceux qui savent ce que valent les sacrifices d’un diplôme
Braves celles qui rêvent de fuir la poisse et ses caves
Gris azur des cités
Adrénaline derrière un voile
Ce que t’emmagasines je le sors sous forme de récital,
Un idéal on cherche juste pour éviter les flammes
Trouver la force afin de briser le charme

Refrain

En moi la grisaille imprègne ma mélanine noire sur les murailles
Et saigne, baigne la peur dans mes veines parce que mes frangins s’éteignent
Peloton d’exécution sur les murs règne
L’espoir daigne attendre que l’envie nous prenne
De partir loin des halls et changer les rôles
Briser les chaînes et chasser les peines qui nous frôlent
Coller à la peau froide l’odeur du bitume
Poisse vêtue d’amertume
Pertes que l’on exhume
Caler à la rue, on attend que les jours passent
Car le voile qui nous talque les yeux marque nos états d’anxieux
Seul, on cherche le salut les trafics
On fuit tout ce qu’on aime car la peine est la suite logique
Les pièges s’agrègent nos volontés s’éteignent
Nos larmes sont des cierges que nos drames détiennent
Un idéal on cherche tous pour éviter les flammes
Trouver la force afin de briser le charme

Refrain

On trouve le salut dans nos prières même éphémères
On évacue les sueurs nos peurs violant les ténèbres
Certains appellent l’état de grâce au rendez-vous
Quand des tas de garces témoignent que ce monde est rendu fou
Comme un miroir on mate nos écrans le soir
Plié en deux, nos mains vers le ciel et vers dieu
Brise le mur du son pour rompre le silence
Comme moi, dans les ombres d’autres agissent, bougent en freelance
Ne jamais perdre le cap, garder son axe,
Quand loin des fautes, sous peine de taxes, on vous saute
Les sales gosses fraudent, les insolents rôdent,
Et personne s’en soucis au point que deviennent chaudes,
Les aires de jeux se transforment en air de guerre
Sauve le peu qui reste avant que nos peurs deviennent fauves !
Un idéal on cherche juste pour éviter les flammes
Trouver la force afin de briser le charme
Par NoBass
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