Freeman

Dimanche 9 avril 2006
Même en étant plein
Y'a toujours moyen de se plaindre,
Geindre avec mes yeux
Des coeurs vont s'éteindre
Hana, rien n'a changé
Mentalité du bled
Rho, nif, respect, fierté
Jamais, j'changerai ma peau
Marron, le daron, là-bas
Moi au milieu des barons
Faut c'qu'il faut la caillasse manque
Intelligent compté, inculte escroqué
Base pays du gaz, on fait
Des fachés sans Butagaz
Sachet, la blanche
Représente ma fierté
Mon peuple se bat tu vois
Jamais on s'est arrêtés
Chez nous, tous les jours des princesses meurent
Se meurent, après l'horreur
Le coeur ne vit plus
Sans parti, patrie, si j'suis parti
C'est pas de ma faute
Certains tahanes acceptent pas leur vie
Trop de monde te fuient
Tu manques, cette encre
Est peu de chose
Je guette mon retour comme
Un gardien devant sa tour close
Quelques proses pour ma famille
Que j'connais pas
Au 20ème siècle, c'est pas admis
C'est pas que j'veux pas
Mais j'peux pas y aller
J'suis pas un zorro
J'dis seulement ce que je ressens
Et pas en solo
C'est la ville, le pays
L'monde qui crie
Et certains, comme moi écrivent
Le bled mon pays
Plus de liberté d'expression
Ya Hassima
Chahal matou alyk Nasse
Ya moussiba
Seule une heure d'avion nous sépare
Seul, sur Notre Dame à l'horizon
Je rêve de te voir en bonne santé
Quelle gloire, pour un pays sans peuple
Déchiré, manipulé pour le blé

Refrain
De là, je pense à toi
Le bled, mon pays
Hassima avec ses treillis
Est-ce là le prix d'une liberté ?
D'une liberté oubliée avec ses tueries
Le bled, c'est pourri

Assis en silence sans cesse
Je ressasse mes souvenirs
Près de ma fenêtre, un reflet
Reflète une ombre sombre
Sur ma feuille banche
Pour toi la blanche
Qui pleure, loin des terreurs
Près de mon coeur la peur se meurt
Quand vient la nuit
Ici, j'écris pour ceux qu'on oublie
Le bled mon pays
Est-ce ça le prix ?
Le prix d'une liberté oubliée
Sous les cris des rescapés
De là mon crayon noir
Fait couler mes pensées
Pour elle, la blanche
Persécutée d'un soir
Au fond de ma mémoire
Se repose l'espoir
Sur des lignes fines, la guigne
Du désespoir
Faut voir, quand elle tient
Dans sa main le destin
Mesquin, mesquina, oh baïda
Mon amour pour toujours
Quand le jour reflète, pourvu que tout s'arrête
Je le souhaite sue mes lettres
Froissées, mon seul voeu guette
Mes versets
Pour ces dames vêtues de blanc
Hantées par les drames
Sous les charmes, loin des armes
J'ai vu les marmes tomber
En silence, sur le seuil en deuil
Couvert de feuilles mortes
Déçues, déchirées
Par une guerre qui continue
Qu'est devenu le respect
Un passé, à force d'y penser
J'ai mal au coeur et mes phrases cessent d'avancer

Refrain
Par NoBass
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Dimanche 9 avril 2006
Elle, chienne, putain d'mélodie sans cesse dans ma tête
Bloqué, sans elle j'parais trop bête, frère
Amoureux, rien à dire l'amour d'un pouilleux
Tout dedans, mon sang bout, pour
Mon penchant elle, chienne
Combien la chevauchent, combien
Touchent le côté gauche, mioche
Je libère mes pensées mes arrières,
L'impression de l'adultère me hante,
Les belles paroles manquent pour elle, chienne
La querelle tente combien d'crampes paralysent
Tente de piger, essaye, réalise 10 ans
Sont passés déjà, combien d'alexandrins, dans tes bras
Vois qui t'aime ce thème est fait pour
Chienne, tu m'ensorcelles me coucher sans toi
Pas possible, mon coeur te crible
Chienne pour toi j'transpire, reine
À qui j'confesse mes peines du matin au soir, en selle
Sur mes nuages le brouillard se dissipe
Aujourd'hui pour te rendre hommage
J'anticipe ceux qui vont dire que j'flippe, loin d'là
C'est qu'elle mérite toujours mieux que c'qu'elle a, chienne
Tu m'as donné tant de noms le mien, un gros nom
Aux mélodies dnt j'tairai le... j'suis descendu, trop profond
Chienne, entends, vois qui t'aime

Refrain (x2)

Entends, comment l'amour se répand

Cherche le bon son, bon sang pour du bon temps, prétexte
J'attend depuis longtemps le contexte
Pour te prouver mon amour sur texte
Chaque crépuscule vexe je pense à tes ex
Chienne que j'aime, flex pas évident, l'esprit tordu
Sur hampe, sonne la pomme j'ai mordu
Mon nom est paru, sur son représentant tes aires étendues
Foutu, sans toi j'suis perdu, chienne
Mon miroir, mon double, tes airs troublent, créateurs d'émotions
Frit, le répertoire s'ouvre même si tu couves un autre
Mes peines forgeront ma haine pour accomplir ma dote, chienne
Gagner ton amour sur des notes sans baisser mon froc
Comprend ton champ me bloque, quoi faire
J'accepte la compétition puissions-nous
Trouver le meilleur l'orateur se meurt, chienne
L'autre, est-ce qu'il en passe du temps avec toi ?
Mon toit sans toi n'en serait pas un
Chienne, j'm'en fous des voisins
Combien d'peine ça n'en vaut pas la peine
Une aubaine, que j'sois encore en vie
Envie d'toi, elle est là mon envie hors d'scène
Hors d'moi, y'a l'studio y'a rien qu'ça qui m'va


Refrain (x2)

Les propres se salissent vite chienne, pour toi j'édite
Du jdide dégain, j'imite, vois qui mérite, parmis les hafrites
La jalousie n'existe pas quand j'effrite chienne
Choisis, quitte tes chaînes parmi les moisis
Ton amour se détruit, pour qui va savoir mes paroles,
De l'or noir chienne, le monde voudrait t'avoir,
J'te laisse le choix pas d'problèmes, vois qui foire
Chienne, mon fois saigne pour l'oubli
Rien m'a sourit sans toi, j'étais un fantôme
T'as fais de moi, un homme
Aux neurones grillées, t'y es; ma destinée tu es
Je suis ancré dans la merde je fume de la verte
Pour l'espérance, chienne l'innocence n'est plus,
Le vice de partout se situe, les jeunes, tous des têtus
Qu'en penses-tu ?
Dieu, donne seulement de la viande
À ceux qu'ont pas d'dents chienne, pas d'illusions
Les miennes encore intactes c'est pas, pour l'moment
La fusion, mais ça viendra, chienne
Dans mes bras tu finiras j'attendrai l'temps qui faut
Chienne, ils sont à toi mes mots, mémo
Du frit en 9.8


Refrain (x2)
Par NoBass
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Dimanche 9 avril 2006
Refrain
Destiné à finir seul, grande gueule, et j'pèse mes mots
Les crocs poussent, certains deviennent des rivaux
Trop de mito, tchatche, dispatche les pivots
Pousse vers la rancoeur sueur nos coeurs on enterre
L'amour se perd, le mal se flaire,
Le vice prend ses repères sert Lucifer seulement
A la recherche du flouze on pousse tous, on s'étend
Ma langue devient un mouss...


Ramper faut pas le faire frère, faut pas se tromper
Sans vraiment plaire pour ce que je suis vraiment
En clair : un mec de l'ombre
Combien de faux sourires je dois encaisser ?
Je tombe des nues à chaque parole jetée en l'air
Pour le plaisir d'avoir une vision qu'on aimerait bien avoir
Les visons, les châteaux, la belle vie pour un clando
Loin des prisons déjà Hamdou mais l'odeur reste
A ton avis on sort d'où toujours tenté
Un chemin serpenté s'dresse devant nous
Tout part de là, après chacun le sien, la vie c'est un boulot
Y'a pas d'intérima, le blé, regarde pas en bas
Qui remplit ses cabats de terre, de richesses en bas
Qui se salit les mains pour tes mandats, en bas
Pour certains le flaire ne vient jamais, damné, asservir des pensées tordues
Ressasser des choses qui s'perpétuent de père en fils
Qui ose, qui glisse quelque chose d'intéressant dans ces proses
Combien sommes-nous en haut de l'affiche ?
Dix groupes, sur combien de millions de personnes qui broutent ?
La joute reprend du service
Plein d'indices prouvent que ce qu'on couve ça finira par payer
On finira au Louvre, section Hip-Hop, putain rien que de le dire ça choque
Et le butin se fait dans les blocs les rues, pour l'instant
Plein de cerveaux s'apprettent à voir
Ce qu'on ne voit pas quand on a la tête dans l'cul
On a l'air bête les yeux ouverts sur ses poches nues
Combien finissent cloches ? J'suis prêt au sacrifice qu'il faut
J'ai pas eu de pot mais je suis prêt quand même
Viens, fais sonner la cloche
J'ai mon micro, c'est tout ce qu'il me faut pour tenir mes rennes


Refrain


Tordu, un homme sourd sue, dans la rue la sangsue
J'ai perdu l'innocence mais pas la certitude sur ce que je dis
Satan nous tend sa perche toujours en période de dèche
Cupidon s'est tué seul avec sa propre flèche
Là où je vis rien n'est clair, le Cerbère veille
Génère un atmosphère tendue, rendue invivable à cause de tordus
Qui croquent sans peine le fruit défendu
Descendus sans le vouloir dans l'abîme du mal
J'ai entendu beaucoup parler de pouvoir
Dans le noir beaucoup se sont fait des places
Place aux choses sérieuses qui glacent
Pas mal de mecs au chaud, j'fait rien comme les autres
T'as raison, là où je vis on pense la même chose sur toi, c'est certain
La vie n'est pas les rêves, chez les crèves ils doivent se valoir
Savoir, pour éviter le parloir
Y'a jamais de trève, on fait confiance à personne
On se prive, gencives serrées, en crise devant mes feuilles je livre ma vérité
Celle qu'il faut que tu saches, celle qui dans le bizz apparaitra
Comme un grosse tache, dans une plaque de marbre
Mon arbre généalogique je ne le connais pas
Seul, faut que j'arrose le mien avec ma grande gueule
Devant les feux qui se propagent, combien en veulent ?
Pousse dans des déserts, je sors de là où se fonde la misère
Là aussi sont fondés mes vers, et je pense aux vers


Refrain (x2)
Par NoBass
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Dimanche 9 avril 2006
Freeman & K.Rhyme Le Roi
Nos yeux pas bleus, brillent dans le noir seulement
Brisés moralement, oralement, on brise nos chatiments
Loin de la misère cachée sous son manteau
Tu vois Marseille c'est beau, sur les cartes postales, vu de haut
Là en-bas, la justice un flop, pour nous pas de pot
Faut que les cops se calment, dans les quartiers c'qu'on voit c'est des flammes
Si tu voyais la face cachée dans les foyers dans les cités
Ce qui se passe en vrai, t'irais même pas, va te planquer
Derrière un bureau, dicter des lois sans les subir
Ce qu'on subit c'est pas un délire, pour s'en sortir faut s'instruire ou peser lourd
Les politiciens sourds, verreux, faux-culs, la société fabrique des SDF
Avant la rue c'est sans issue, beaucoup de gens vivent mal, visages pâles
Sans filet social, ceux qui jouent les paresseux s'étalent
Ce qui reste : des initiales, chez nous, plantes médicinales
En dix mots, bifurque, flics
La justice n'a pas de morale, pas besoin d'être scientifique cobaye
Pour chasser, monter
Ca te fais quoi dis moi de voir autant de jeunes dans un sal état
Le tiens faut le refaire comme les tables des lois


Refrain (x2)
Faut parler et on l'ouvre, notre palais de justice
S'il y en a eu, sans tune, sans notice, dégun te couvre
On finit couvert par le goudron, le seul qu'on trouve juste
Grace à qui pour nous les portes s'ouvrent, gus


Freeman & K.Rhyme Le Roi
La main sur le mic, la tête ailleurs, pas plus bidon qu'ailleurs
D'ailleurs dans ce domaine c'est pas nous les fossoyeurs
Aux jeunes on gêne, ça doit venir de nos gènes
Comme des vieilles personnes oppréssées, oubliées sans gêne
Tu préfères condamner un jeune pour une connerie
Tout ça pour être crédible, mais réfléchis
Regarde tes supérieurs hiérarchiques
Ces types blanchissent du fric, penses-y
Aux sans-papiers, aux sans abris qui en chient
Faire chier pour faire chier, on le fait pas, le sentier dans les gars
Seule la volonté emportera celui qui portera le bon droit, sans le bras long
Mets plein de galons sur ton veston pour honorer ton blason
De toute façon tu fais ce qu'on te dit, c'qu'on dit c'est pas méchant
Chez nous, rien d'aléchant dans le champ de vision, c'qu'on voit
Le flou convoit bailler par les chta, frero on s'envoit les restes
Les mendiants qui tendent la main pour le geste
La guigne faut mieux la voir que l'avoir peste


Refrain (x2)


Freeman & K.Rhyme Le Roi
Ramassé dans le business où naissent les consciences
Bonne chance, arriviste parmi les maudits en France
Simple constatation, si y'a contestation fais ton son puis ton chant
Ce que je sens tu l'entends, l'talent jamais content
Sous nos talons la merde on s'en pebron
Sans free mon dream dans l'fond avec du fond
Donc pompier, sens où nous allons, avorton, on finira dans un panthéon
Tu sais, non, quand tu vois ça, voyons, où not' fric va
Disons quel ministre bidon va le gaspiller, le détourner
Combien va-t-il encore payer, sinon là t'as rien à dire, tu te tais
Et je sais que tu sais, dans l'horizon celle des fauchés
Les lois du Quai d'Orsay conviennent plus à créer des fossés
La sauvagerie s'accentue, devine qui va la porter, la rue
Escorté par la volonté des miens en bonne santé, centré
Montre leur, montre en main, l'autre sur le mic, c'est notre heure
Cousin, la balance du 6 ne sert plus, faut fuser, nique les fusions
Sur les condamnés, voilà ce que je pense, division du bien du mal
Freeman, Le Roi, en mission, pas besoin de chorale
On a la foi, et on la gardera, c'est tout ce qui reste...

C'est toujours les mêmes qui portent la croix
Par NoBass
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