Shurik'n

Dimanche 2 avril 2006

Oh, qu’est-ce que tu as à me regarder?
Qui, moi?

Toujours vif, comme au premier jour de cours
Où tour à tour les mecs te matent
Claque pas des genoux ou
T’es viré de la cour
Tenir le coup, regard froid
Fais pas le tocard
L’oeil au beurre noir
Vaut mieux le faire que l’avoir
Dès le plus jeune âge engrainé
A évoluer dans une meute où l’ego
Se fait les dents sur les colliers d’à-côté
Où les réputations se font et se défont
Où les moins costauds enjambent les ponts
Se défoncent sans modération
En guerre permanente avec les autres
Les bandes se forment
On comprend vite que on est plus fort avec ses potes
En somme, voici venir l’âge béni
Où tu te crois homme, mais t’es qu’un con
Et il y a qu’à toi qu’on l’a pas dit
Les autres jouent les caïds pour une bille
Puis une fille, les poils s’hérissent
Les temps engraissent
On tape pour des peccadilles
Evite les yeux, on doit pas voir quand ça va mal
La moindre faille physique ou mentale
L’issue peut être fatale
On grandi au milieu des rônins
Chacun sa barque pourrie
Sur sa mer de merde
Chacun sa voix, sa vie
Devant l’adversité, les coudes se soudent
On pousse un kiai

Le doute se taille

Prêt à mourir comme un samurai


Refrain

On joue dans un chambaras
La fierté, la loi
Tue, comme un bon vieux Kurosawa
La main sur le katana
Même si la peur m’assaille
Je partirai comme un samurai
(bis)


Les temps passent
* grandit entre le fer et la soie
La soie, c’est avec le fer qu’il l’a acquise
Aux prises avec la pression
La presse relate ses actions
La prison souvent remplace le paxon
Le ponpon s’agite au-dessus de nos têtes
Chacun le veut pour lui
Un billet pour le manège
Gratuit, verrouillé
La nuit les lampadaires se morphent en mecs
Une seule quête, les pépètes
Quand t’as les sous tu drives une 7-20
Et tu touches des seins
On lutte
Souvent on butte sur le pied du voisin
Espace restreint
On gueule souvent, on en vient aux mains
Pour tout et rien
Ca finit devant témoins
Et va savoir combien de temps on peut rester sans voir les siens
Comprends bien
C’est une réalité, pas une BD
Les sens toujours éveillés
Eviter les embûches
Les femmes risquées
Les boîtes piégées
Les gens ont changé
La rue est mal fréquentée
Surtout sors pas sans tes papiers
Ca peut gâcher la soirée
J’ai combattu
J’ai eu mon heure, mon jour
Je verse un verset pour ceux qui attendent leur tour
Et ceux qui ne rigoleront plus
On baissera pas les bras
On n’est pas né pour ça
Même vaincu, on se jettera dans la bataille
Pour l’honneur, comme un samurai

Refrain

Par NoBass
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Dimanche 2 avril 2006

Mais qu’est-ce que je vais leur dire
Maintenant qu’ils sont là?
Bienvenue, ça fait longtemps qu’on vous attend?
Franchement, on n’y croyait plus
Vaut mieux que vous le sachiez
Je ne sais pas vraiment à quoi vous pensiez
Une chose est sûre, vous n’avez rien à nous envier
Je parie que chez vous les jours s’écoulent
Inexorablement, calmes
Ici, pas un ne passe sans qu’un gosse trépasse
Les larmes succèdent aux lames
Je parie que vos pères vivent plus longtemps
Vos mères sourient plus souvent
Ici, il y a les chanceux et ceux suent leur sang
Les sans-abris, démunis
Je sens que vous ne comprenez pas ce que je dis
Tant mieux; ici, c’est un peu comme les étoiles
La nuit les mecs détalent plus vite qu’une blate sur une plinthe

Les plaintes pour vol volent
Les gens s’affolent
Le FN colle, la haine racolle, y’a plus d’auréoles
Les pourris se gavent
Les petits tombent dans les caves, bavent
Je parie que chez vous y’a moins de tombes
Ici, c’est grave, y’a des pères qui battent leurs gamins
Disent qu’ils les aiment
Et certains hommes aiment leur femme avec des chrysanthèmes
La passion prend le dessus souvent
Trop souvent asservie par un dogme
Les fanatiques se lavent dans des bains de sang impur
Je vous jure, c’est pas la fin de votre quête
Ni la bonne planète
Ici, les gens différents, ça inquiète

Refrain

Vois où je vis
Des gens meurent encore de faim ici
De froid, d’ennui
Certains flirtent avec l’oubli
On plie ou on paie le prix
Vois ceux qui en rient
La conscience
C’est comme les taches, ça s’essuie
(bis)


Je sais pas comment c’est chez vous
Ici l’argent fait la loi
Les lois sont faites par et pour ceux qui en ont
Les autres affûtent leurs dents
Trop de vies abreuvent les sillons
Trop de croix au crayon
Baïonnettes aux canons
L’homme tue l’homme pour des ronds
Si j’étais vous, je ne resterais pas là
Même si on vous accueille aujourd’hui
Demain, on vous jettera, croyez-moi
La couleur crée des frayeurs
Chez ceux qui ignorent la voix du cœur
Mais y’en a trop, y’a sûrement une erreur
Ailleurs, je suis sûr que c’est pas comme ça
Quoi, me faites pas croire
Que là-bas aussi les cons sont roi
On a eu deux guerres, Hitler
Et y’a encore des gens avec le même genre d’idées
Pas claires pour les pas clairs
Alors je prie les pères, vos grands-pères
S’endorment sûrement au coin du feu le soir
Ici, c’est l’hospice
Rien à foutre, l’histoire c’est un tableau noir
Bien sûr, j’ai peur des fois, je pense à Tess
Je crains qu’il ne blesse Yanis
Petite gaisha ne cachera pas ses tresses
Je saignerai pour ça, les poings serrés
Sans geindre, j’avancerai droit vers l’autre
Prêt pour une dernière étreinte
J’espère que chez vous c’est pas comme chez moi
Construire sa vie avec la mort en soi
Vivre en armure, sentir son sang devenir froid
Je sais, c’est pas gai, mais tout est vrai
Ici les gens pas comme les autres
On les hait depuis l’éternité

Refrain

Mars 98

Vois où je vis

Par NoBass
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Dimanche 2 avril 2006
"Bon, messieurs, comme nous en avons été informé ce matin, notre vieil ami est vivant, et en bonne santé."
"Oui, c’est exact, et vous ne le trouverez jamais. Il est trop malin."

Je baptise un nouveau stylo
Signe ma feuille immaculée
La Vierge n’est plus
Mordu d’arts martiaux, trop de stylos
Devant de la scène, pile au premier rang
Je capte et retranscrit les faits
Tel est mon lot
Montreur de mots, diseur d’images
Ouvreur de cages, compteur des mots
Ecrire ma rage sur page
Vomir ma noirceur
En live des caniveaux, un roi sans vassaux
Un capitaine coulant avec son vaisseau
Un rien qui dérange sur moi
Ils braquent leurs faisceaux
Là, je disparais, subtil jusqu’à l’invisible
Efface les traces sauf celles faites
Au feutre à bille indélébile, sur vynil
Je me fous de savoir qui s’en souviendra
Ce qui compte, c’est ici et maintenant
Pas ce qui se passera dans dix ans
Sans chichis, une vérité, défaire la mer et mes verbes
J’écris souvent mes vers sur les nerfs
Acerbe, je balance mes tripes sur claire fontaine
Au feeling
J’aime pas le travail à la chaîne
Digne et si je ne t’aime pas
Je ne dirai pas que je t’aime
Ca gène et c’est ce que j’aime: râler
Dire ma vérité, irriter, rester
Un haut-parleur sur on toujours prêt à brailler
Trop de choses à dire, pas le temps de pendre
Au bout d’une canne à pêche
98 un fugitif
Toujours sur la brèche
Ils ont voulu me piéger
Mais j’ai filé, esquivé les filets, assiégé
Ne croyez pas que je vais me défiler
Je reste un fugitif, futé, affûté
Une caméra, le mirador
Ne ferme qu’un œil quand Marseille s’endort

Refrain
"Qui es-tu?"
Un fugitif
"Qui es-tu?"
Un haut-parleur trop souvent placé au centre du viseur

Les mots sont la voix du cœur
Le cœur, une voix pour les mots
Parfois les bras portent la rancœur
Les mains deviennent des marteaux
Planque ton cul pour éviter les pieds
Gaffe où tu les mets
Le piège se ferme avant que t’ait pu dire mon fils…

Se fier à qui, à quoi
Les temps sont durs
On croit qu’en soi
Avant que la vie, mais à l’usure
J’en colle cinq sur ta figure
Fâché sur feuille, je peux pas falsifier les faits
Les faits me gardent
Mais j’oublie pas que jadis je fus fauché
Garder les yeux ouverts
Survivre en point de mire
Trop souvent les fermer dans un soupir
Ca lasse les pires, ça tue le devenir
Brisé par le ressac d’embrouilles

Les barques chavirent
Faut bien le dire
Avant que ça empire
Tenter de sauver le navire
Je donne ma vérité à froid
De la basse cour des miracles
Comme un crochet gauche au foie
Comme dit mes co qui tacle
Prêt à mouiller le maillot sans compter
On joue à une touche
Et si c’est louche, on laisse filer en touche
Le franc lourd, ça fait couler
Souvent sauvé par les guiboles
Tu trouves ça drôle
Mais crois-moi, quand t’as peur, tu voles
Y’a pas besoin de fumer, filmer
Transcrire, mémoriser, clamer
Les infos naissent quand le jour se lève
Et meurent quand le rêve naît, et là j’entre en scène
Trente-cinq au poing, bic dans la poche
Fouille chaque recoin, tout ce qui cloche
Sera sujet demain, les pontes me donneront la chasse
Pour rien
Un fugitif, toujours en place
Toi-même, tu sais, gamin
Ils ont voulu me piéger
Mais j’ai filé, esquivé les filets, assiégé
Ne croyez pas que je vais me défiler
Je reste un fugitif, futé, affuté
Une caméra cachée à l’affût
Observateur à chaque coin de rue

Refrain

"Il sort de notre périmètre, il sort de notre périmètre..."

Par NoBass
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Dimanche 2 avril 2006
 "Le rêve que l’on y a enfermé peut durer jusqu’à la fin du monde"
Ne pas trimer comme un connard
Rentrer tard le soir
Les mains noires de cambouis
M’empêche de dire bonsoir à ma famille
Ne pas faire la queue au PMU
Le ticket à la main, avoir perdu
Rester la langue pendue
Mais pas s’avouer vaincu
Ne pas en chier pour renter en boîte
Marcher sans que le flics m’emboîtent
Le pas, dès que je sors, sortir ma carte
Ca rend les mains moites
De boîte de conserve en boîte de conserve
Ne pas avoir le goût du fer
Quand ma vie et l’enfer s’envoient en l’air
Ne pas regarder les infos, content
En me disant "y’a pire que moi"
Moi, j’ai toujours une chance au loto
J’aimerais avoir une vie normale, banale
Parsemée de marmaille
Sortir mon chien, boire mon café
Lire mon journal les pieds sur terre
Parmi les clebs
Y’a que de la pression
Les gosses croquent la mort à pleines dents
Comme dans une barre de Lion
Les carries c’est rien, on s’en remet
Et puis un jour, tu mords trop fort
Et là tu perds ton dentier sur ton pallier
Ne me pince pas, je ne veux pas m’éveiller
Laisse-moi dormir chez moi
La réalité nous fait subir le pire
Ceux qui désirent saisir le rêve
En rêveront toujours, sauf dans les thrillers
Où je cherche mon tour
Les marchands de sable passent pas ici
Le grillage fait ta nuit
Tant pis, on dormira
Quand on aura suffisamment roulé, fuit
Ce truc bizarre entre sommeil et vie
Beaucoup restent sur le parvis
Tentent le diable, font tapis pour le profit
Et la roue tourne, pas pour la fortune
Sur le bitume, y pousse pas de tunes
Que de la poisse et de l’infortune
Et tue l’habitude rue l’insolente
Collante, me fait penser qu’à ma pensée
Y’a qu’un pansement de billets
Pour colmater les plaies, pigé?
La cécité est une nécessité
Pour insister, avancer
Ici, y’a pas de Moïse, la merde va pas s’écarter
c’est comme ça que ça marche
J’enlève la bâche, un flash de vrai cash
Auprès desquels nos rêves font tâche
C’est pour ça qu’on les cache, bébé

Refrain
Mes rêves?
"Quels rêves?"
Même nos rêves c’est des cauchemars
A chaque mauvais coup qui frappe mon destin s’égare
(bis)

C’est pas le pays des merveilles
Pas de trêves pour les rêves
Reste en mode veille, sinon crève
L’histoire s’achève avant d’avoir commencé
Pour en éviter d’en arriver là
Vaut mieux pas rêver, rester réveiller
(bis)

Mes rêves, mes rêves à moi
Rester sur terre, solitaire
Avec ma musique seulement
Ne pas penser à l’argent
Ne plus penser au bas fond, à ma vie
A ce genre de truc
Quand on a pas un rond, rester relax
Pas évident, fréro
Résister tous les jours à cause du mauvais parcours
Que j’ai choisi dix ans avant
Nous rapporter responsabilités engagées
Il faut se débrouiller, que faire?
Faire semblant de m’amuser?
Frappé par la foudre du mal qui m’entoure de ses éclairs
Je rêve de beau temps
Mais le paradis n’est pas sur terre
Le Cerbère veille sur Marseille, la porte de l’enfer
Pour la plupart de mes frères
Servir le mal est devenu une bonne affaire, un cauchemar
Mon répertoire de textes aigris
A cause de ma putain de vie j’écris
Mes rêves, mes rêves, mes rêves
Pour l’instant me fuient
Comme une proie devant un prédateur
L’orateur chasse le savoir qui vient du cœur
Pour mon ami flambeur
Je te souhaite que du bonheur
Mais tu le sais, nul ne sait de quoi sera fait demain
Demain c’est loin
Je fais avec en tirant sur mes joints du matin au soir
Dans mes rêves y’a pas de miroirs
La double personnalité reste dans un tiroir
Seule la compassion existe, pour t’émouvoir
Un rêve dans un rêve
La trêve que mes amis jamais ne crèvent
Lucifer me maudit à chaque fois que ma voix s’élève
Elevé à Alger
Dans les bains de sang on s’est retrouvé
L’amour renaît
Que mon vœux soit exaucé
Je crois que c’est mon seul vrai souhait
Les rêves sont difficiles à cerner
Je laisse faire celui qui sait
C’est la nuit, que tout recommence
Quand le soleil se couche
Je n’arrive plus à faire la différence
Entre rêve et réalité
Quel sens? même si personne ne croit en ce que je fais
Je le fais

Refrain

"Un rêve? Ceci n’est pas un rêve. Peut-être... que moi je rêve."
Par NoBass
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Dimanche 2 avril 2006
Refrain
Ensemble
Nous sommes tout commes de simples additions
L’accumulation de choix, des intersections
Sans rémission, faut assumer
La moindre erreur peut si vite plonger dans la fatalité
Ensemble
Nous sommes tous tout commes de simples additions
Au mic on assome, un rap du coeur, notre direction
Je garde en mémoire tous ces souvenirs
Qui font de moi ce que je suis
C’est comme les miens, je peux pas les trahir

Zoom arrière, plongé sur un gamin de huit ans
Sac au dos, je pars à l’école
Rejoint par un groupe d’enfants
Les bancs ont craqué, la classe était en contre-plaqué
Goudron frais, la cité n’était même pas terminée
Trop occupés à parler
De nos billes et des soldats qu’on allait jouer
On a pas entendu l’engin débouler
Pour un gosse, on peut imaginer le choc
Lorsque l’on voit un camion passer sur le corps de son pote
Changement de décor, plus le même âge
Le break fait son entrée
Je fuis les cours comme un oiseau fuit sa cage
On se rencontre, on danse ensemble
Les liens se créent, une amitié nait
C’est comme ça qu’un groupe est formé
Quelques années, après une dispute
Ou deux coups de chlasse
Ta liberté s’envole comme une perdrix
En période de chasse
Je garde en mémoire tous ces instants
Qui ont marqué ma vie
Et me la font apprécier doublement depuis

Refrain

T’es jeune, tégneux
T’as peur de rien, le monde t’appartient
Bagarre à chaque coin de rue
La suivante, je me frotte les mains
Le lycée n’était qu’une aire de combat
Où j’attendais le week-end
Et là, comme un phénix, je renaissais
Torché toute la soirée
Senti mal, dégeulé
Quelle heure? Onze heure
Allons trainer au village d’à-côté
Tigre-fou est indomptable
Ca finissait en castagne, femmes en cavale
Coup de bouteille, chaises volantes
Ca t’étale, de tous les côtés
Voilà comment on se retrouvait
Coincés, armés d’un cran d’arrêt
Dans le tas, j’ai frappé
Perdu le sommeil pendant dix jours, dix nuits
En apprenant ce soir-là
Deux mecs sont restés sur le parvie
Partis, en déclenchant la peur la plus intense
Qui ne sait ça, que lorsqu’un autre a dû subir la sentence
Mon enfance s’est passée en partie sans mon père
Mère faisait ce qu’elle pouvait
J’avoue pour elle, c’était l’enfer
Je réalise combien peut être bête et merdeux
A chacun de ses départs, comme un con, j’étais heureux
Plus vieux, plus mûr, j’ai compris plus tard
Les sacrifices qu’ils ont fait
Pour ne pas qu’on devienne clochard
Ma grand-mère a disparu sans prévenir
Je sais à présent qu’au même instant
Un enfant naissait au Cachemir
Ma première caisse d’occas
Cassait pas des briques
Mais qu’est-ce qu’on pouvait faire, les macs
Quand on sortait avec ma clique
Les concours de danse, les flash-breakeurs
Dans les boîtes, y’avait toujours
Des nas à remettre à l’heure
Je garde en mémoire toutes ces choses
Dont je suis la somme
C’est son vécut qui fait de l’homme un homme
Et si j’en suis où j’en suis aujourd’hui
C’est qu’à certains croisements
Ce sont les bonnes décisions que j’ai prises
Maman on aura pas passé cette nuit
Sous les ponts pour rien
Son fils sait ce qu’il sera demain

Refrain

Non, impossible de trahir
Mars, on ouvre le bal, on inaugure
C’est Sat et Shurik’n
C’est de bonne augure
On représente les nôtres
Par NoBass
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