Ärsenik

Dimanche 2 avril 2006
LINO:

Je verse un peu de liqueur pour ceux qui nous ont quitté trop tot,
Ceux qui avec la mort ce sont frottés ou pris des poteaux.
À qui on a oté la vie, une auto-destruction,
À ceux qui ont sauté des cases, brulés des étapes.
Dans mon album photo, j'ai gardé ton sourire, les souvenirs d'été,
À en mourir des éclats de rire, des tripes, comme s'y on y était.
Courir après des chimères à 20 ans,
Amer à 30 ans ou plus, fier d'être un mouton dans ce bus direction le cimetière.
À quoi ca tient la vie, à rien,
Tu demandais rien à personne tu passais ton chemin.
T'as crevé comme un chien, le poumon perforé.
Demain le Parisien titre un autre fait-divers.
Des litres de sang, des jeunes éclatent les vitres,
Dis moi comment c'est la haut? à part qu'y a plus de bon shit.
Tous à poil aucun risque d'attraper une bronchite.
Putain j'ai mal, ca nique mon sens de l'humour,
Autour de nous rien que d'la mort alors mon frère parlons d'amour.
Elle avait la beauté du diable, un corps de déesse fiable,
Il a baissé sa garde pour une partie d'fesses sur la table.
Le désir était l'plus fort cousin, elle jetait des sorts,
Un tendre moment d'faiblesse, et c'est sa chienne de vie qui part en cendres.
Ca blesse, mais le ciel peut m'attendre,
J'veux kiffer la vie, avant de rendre la mienne.
Apprendre qu'on ne vit qu'une putain d'fois ici-bas,
Faut s'rendre à l'évidence, l'espoir c'est comme entendre son coeur qui bat.

Ca tient à rien la vie,
La mort demande jamais ton avis,
Elle ravit ton corps, encore des larmes et du sang sur le parvis,
Pour tous le même sort, le diable est ravi,
Ca tient à rien la vie, ca tient à rien la vie,
Ca tient à rien la vie, ca tient à rien la vie.

CALBO:

J'ai perdu beaucoup de temps à trainer, à m'faire engréner,
Par la misère freiner, par la spirale entrainer
Dans des plan foireux, j'ai drainé, la poisse, mené une vie nocturne effréné.
J'ai proné de beaux discours, déconné partout dégainé.
Rengainer ma fougue pour moi n'a pas était facile,
Mais j'ai gagné mon deal avec la vie, maintenant les barres s'empilent.
La ville m'appartient, je pèse, autour de moi je fais le bien,
Je tiens de beaux discours, soutiens l'aveugle, la veuve et l'orphelin.
J'ai beaucoup changé, je me suis rangé, évite le danger,
Plus de facilité à comprendre les gens, donner.
Quand j'ai quelque chose à faire, j'y vais à pied,
Je suis respecté, je n'peux m'en aller malgré les bruits qu'il y a dans cette allée.
Pourquoi je ne la traverserais pas, même si ces gars sont armés,
Je les connais tous, ils sont encore en train de déconner.
Dégommer des pigeons avec de putains de gros flingues chromés,
C'est ma racaille, c'est mon bithume gars, c'est mon tromé.
Je passe mon chemin, mais plus loin mes pas s'alourdissent,
Mes forces me quittent, des milliers de spasmes m'envahissent.
Mon coeur s'est tu, mon corps abrite une balle perdue,
Je suis le partout, têtu, pourquoi je suis passé dans cette rue?
La mort m'a fauché, j'entends la caravane s'approcher,
Je veux m'accrocher, mais c'est trop tard le diable m'a coché.
Je suis parti, putain je ne m'y attendais pas, je n'ai pas préparé,
Mes erreurs pas encore réparées, pour moi c'est fini,
Terminé les beaux gestes, les conneries.
Et si tu veux mon avis, ca tient à rien la vie.

Ca tient à rien la vie,
La mort demande jamais ton avis,
Elle ravit ton corps, encore des larmes et du sang sur le parvis,
Pour tous le même sort, le diable est ravi,
Ca tient à rien la vie, ca tient à rien la vie,
Ca tient à rien la vie, ca tient à rien la vie.

LINO:

Funérailles oraison funèbre, horizon flou et tébèbres fous,
On perd la raison on déraille, et célèbre le mal.
Une saison blache et sèche, une maison d'la douleur,
Une mèche allumée, un malheur une vision couleur sang.
À 100 pour cent innocent, brimés, monde crado phile, sado hostile aux ados,
La mort un eldorado, file en radeau, loin des villes en flammes noces de feu.
La mariée est en noir, et on confie son âme à Dieu le soir.
Ca tient à rien la vie, la mort demande jamais ton avis,
Elle ravit ton corps, ca ravit le fossoyeur avis.
À qui envie d'embrasser l'parvis,
Trépasser passer de l'autre coté ou le malin sévit.
Sévie à vie tu gardes les blessures quand pars un être cher,
C'est sur le sang ca coute cher, et j'en ai plus sur mon vet-sur.
Un rien peut faire basculer le chateau de cartes,
Les douilles partent dans les ghettos,
Les quartiers partent en couilles écarte les mythos.
Ca fout le dawa tôt, plus de soucis à présent, deux fois plus endurcis,
Les assassins ont 15 ans en sursis, ici rien n'adoucit les peines.
La haine pousse comme les tombes, la vie est une chienne.

Ca tient à rien la vie,
La mort demande jamais ton avis,
Elle ravit ton corps, encore des larmes et du sang sur le parvis,
Pour tous le même sort, le diable est ravi,
Ca tient à rien la vie, ca tient à rien la vie,
Ca tient à rien la vie, ca tient à rien la vie.
Par NoBass
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Dimanche 2 avril 2006
Au fait comment tu vas?

Putain ça peut pas être pire
J'ai toujours pas toucher le gros lot
Dehors ça empire
je sors plus en solo, mec
Toujours de l'acier planqué sous le polo
Je respire pourtant, je suis mort à deux doigts de sombrer dans la folie
Même au lit je suis stress,
j'ai des dettes jusqu'au cou
Ce putain d'huissier au cul et y'a ma fouffe qui me fait cocu
Mais 0K tu me diras, y'en a beaucoup dans mon cas
A chanter le même air dans ma piaule, les cafards respirent le même air que moi
Sur ma mère j'ai un problème avec l'amour.
24 piges déjà je suis là à préméditer ma mort

Tu sais faut pas désespérer,
j'espère que t'es 0K pour une vie
De haut, de bas, de vie de tas d'emmerdes, de tout ce qui s'ensuit

Rien à foutre j'en ai trop fait,

des trophées sur tous tes buffets
T'es fou ou quoi,
regarde la pêche que t'as, faut pas décrocher

Je suis venu, j'ai vu
on m'a vaincu,
rien que du venere
J'ai plus de repères, mec je suis perdu

Perdu dans ta tête, guette autour de toi
Vois et me dis pas que tu ne vois rien
La défaite c'est pas ce que tu souhaites, surtout pas
T'enfoncer, défoncé assis dans une gare,
sans crier gare car la mort viendra te donner le départ
C'est ça que tu veux?

ouuais c'est possible

Vivre comme une cible,
attendre bien gentiment que de bastos on te crible

Putain arrête de la ramener avec tes " lâche pas l'affaire "
C'est le destin je suis né à coté de la plaque
Le crâne infesté,
et s'il me reste un seul souhait c'est que tout s'arrête
Voir ma jeunesse partir en fumée comme voir brûler ma barrette
Toi qui a l'air de tout savoir donne moi l'astuce,
ma vie c'est ça à poil dans un champ de cactus.

Tu sais je peux tout te donner
Je te jure sans déconner
ma vie n'est pas un exemple malgré ma renommée
Je suis pas matérialiste et t'es le premier sur ma liste
Mon frère résiste, tiens bon
Même si le malheur persiste, le malin insiste, et à tout tes Tcchhhhhhh
Celui qui te relève, celui qui t'enlève, qui te crève et prend la relève
Dans ton esprit en tant qu'esprit, dans son esprit fais toi ta vie
Ton âme détournée, respire
Et sens comme c'est bon,
tu vois c'est pas comme ces cons qui t'entraînent vers le fond

C'est bien beau tes poèmes
mais c'est pas ça qui me nourrit,

 ta vie est pourrie tu crois que moi tout me sourit

Le sourire ça fait un bail que je ne l'ai plus, et toi t'as tout ce qui faut

Ah c'est pas faux et je l'ai gagné gars c'est tout ce que je sais

La faux au dessus de ma tête j'attend
je paye le prix fort mais au moins je crie fort
Ou je l'écris si tu préfères

Tout ça tu l'as cherché,
 la chair c'est pas un jouet alors les coups de fouet
Cherche pas tu les mérites mon gars
Tu te la joues et tu craches

Hé dis moi t'es de leur avis, à se lever avant le coq
Sur ma vie, bosser pour une misère
un enfoiré qui se moque de toi
Putain d'époque je suis la poisse faite homme
tellement de merdes accumulées que je peux pas en calculer la somme
Comment atteindre le sommet, la cime scotchée au ciment
Je suis insoumis, assommé à attendre le SAMU

Vaut mieux rester soit même, se battre pour ceux qu'on aime
Vaut mieux une vie saine, éviter toute sorte de problème
Un thème, une direction un but précis
Ramène toi, pause, arrête un peu cesse donc
Cette putain de vie de bohème
T'as beau aimer foutre ta merde, même quand tu te promènes
Quand je te mate c'est comme un gladiateur dans une arène romaine
T'es fou, pas foutu de foutre le feu, rien à foutre des autres
Rien que tu te plains de toi, de nous, de tout ce que je rapporte merde
Vis ta vie t'as pas envie de freiner
Arrête tu me donnes envie de pleurer
Cesse un peu de traîner putain

- Allo,
- Allo ouais c'est moi, il est là ton reuf?
- Non
- Comment ça non, putain ça fait deux mois
que je l'ai pas vu cet enfoiré, la
- Ecoute mon frère il est mort
- Quoi ? Qu'est ce que tu me dis?
Comment ça il est mort, ton reuf?
- Ouais, il est mort, il est mort du sida...
Par NoBass
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Dimanche 2 avril 2006
Moi j'voulais que mes raps soient des putains de caresses
Ou des poings dans la gueule
Qu'ça reste un phare dans ces ténèbres quand nos scrupules disparaissent.
(J'suis seul).
J'suis seul avec ma plume.
J'célèbre la vie, écume les trottoirs de la ville
Loin des cours où nos colères comparaissent.
J'voulais profiter de ce couplet pour les coups que j'ai pas rendu.
Mec, puisse notre zique nous rendre ce putain d'espoir qu'on a perdu.
Seulement voilà, rien n'apaise le poids des remords
Quand vivre c'est faire semblant de ne pas être mort.
Serrer le mords entre ses dents et s'prétendre " pur-sang ", l'alcool aidant.
S'détendre et déballer ce que tu ressens.
C'est dans ces moments sombres
Que mes pensées me trahissent et que la peine encombre le beat.
Quand les rivières d'amour tarissent,
j'débite des vers nourris aux drames.
Vu que ma peau porte le deuil, j'l'aisse aller,
Ma rage s'envole comme dans un con de ballet de feuilles mortes.
Mec j'apporte à ton seuil mon rap, ma routine
Et ces révoltes qu'on essaie de castrer à coup d'or et platine.
(A coup d'or et platine)
Et j'voulais juste parler, lester la douleur que j'emmagasine.
Non rien à foutre des couves de magazines.
 (Rien à foutre)
Ça guérit pas le mal que je couve cousine
J't'ouvre mon cœur en putains de rime assassines.
Mon groove fascine comme luxe et liasses de papier.
J'aime les gros BM, mais j'oublie pas que la liberté ça marche à pied.
(C'est ça)
 ! Le succès c'est trop nocif.
Et j'ai perdu en amitié tout ce que j'ai pu gagner en chiffre.
Héritier de la violence à l'espoir chétif que la vie a châtié.
J'veux plus réduire mon champ de vision aux murs du quartier.
(Non)
Les sentiers de la gloire sont truffés de salopes,
Petit soit pas triste,
le jeu est truqué depuis le procès du Christ.
(tu sais)
J'résiste malgré la hargne qui me lacère les entrailles.
Dis, y aura combien d'larmes sincères à mes funérailles ?
Juste une entaille sur la joue de la France, Man !
Pour que les données changent,
Qu'on baise les putes qui touchent à la vertu des anges.
Etrange sensation de crainte, quand je vois leurs lois enfreintes.
C'est comme s'ils injectaient de la haine dans la matrice de nos femmes enceintes.


J'garde le cadavre de mon innocence perdue, mon enfance calcinée.
Dans ces rues où dansent les âmes de ces gosses assassinés.
J'ai cru en la haine, aujourd'hui je doute.
Mec !
Etre un homme c'est regarder le Diable droit dans les yeux
Et lui dire d'aller de se faire foutre.
Je shoote l'enfer et le mal que mon corps abrite.
Et j'ai juré à mon cœur que jamais plus j'n'écouterai que ma bite ou mes poings.
J'habite une blessure, un coin où rage immigre.
Qui ne comprend pas ne comprendra jamais le rugissement du tigre.
Que ceux qui me dénigrent s'enfoncent ma poésie.
J'voulais juste dégager mon cul de la trajectoire de ce putain de fusil.
Ça me bousille le crâne alors j'ai choisi de l'écrire.
Quand tout crame, décrire ce qui trame, détruire mon moi infâme,
Sous les éclats de rire de la foudre et le chant des armes.
C'monde sale où la foudre parle et le ciel boude,
Une lame de sky pour nos morts, ceux que le sort poignarde.
M'man Dieu te garde, je sais que Papa nous regarde depuis les cieux,
Depuis mes yeux via ma bouche j'lâche ce qui me touche vieux.
J'couche sur le faf ce monde vicieux pour ceux de ma couche,
J'accouche ces mots seuls dans ma putain de chambre.
2001, mardi, le 11 septembre.
Par NoBass
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Dimanche 2 avril 2006
 tu me diras, p'pa, ce monde est crade,
J’aurais voulu rester au chaud
Ici, c’est cruel de bas et l’amour, il y en a pas
La vie, c’est show bissness et le fric se prend pour dieu
Moi, je suis riche en millions d’etoile que le ciel a posé dans tes yeux
C’est ta berceuse, ma chanson le soir je m’confesse
J’ai empreinté la melodie dans Scarface
Enfoiré de lascars a mé combattre
J’ai donné un sens
puisque je suis devenu un homme le jour de ta naissance
Regarde le monde, garde l’œil ouvert meme dans la brume
Message que les serpents ont souvent les plus beaux costumes
Et que les blessures au cœur cicatrisent mal
Surtout que la haine ça peut detruire quand on la metrise mal
J’ai plus envie de fuir, je me suis retrouve sauvé par l’amour de ta mere
Et ce putain de grouf, la rue l’a prouvée
Et je trouve mon bonheur dans peu de choses quand j’ai trop morflé
J’ aime voir ta gueule d’ange sourir dans les bras de morphée
Et on est comme fous dans un monde de morfile ou l’effet est a peine
Et ou les ange se morfondent au fou
Et prend pas nos peur pour pas avoir l’air lache
Et maintenant tu sais pourquoi les hommes se cachent quand ils pleurent, dis ?
T’as le cœur qui cause et ceux qui me critictent,
Dis leur que c’est pas eux qu’on rackeleguigausent
A travers ma prause, je t’explique
Avant de partir en cendre
Que je t’aime aussi vrai que je le hais deja mon futur gendre

Refrain
Ho, Ho, Regarde le monde
Je te cause avec mon cœur et mes tripes
Ho Ho regarde le monde
Ho Ho regarde le monde
Regarde moi

Fils, aujourd’hui on va se parler comme des hommes
Ca me desole de devoir le faire maintenant
Mais dehors c’est le desorde
Dites pas que ‘faut rentrer dans les ordres ou t’isoler
Mais, le sujet ‘faut qu’on l’aporte avant qu’il finisse sous camisol, je suis desolé
La vie, ‘faut que tu la morde à pleine dent
Pas au dessus de ta tete attention quand tu commenceras ton envol
Beaucoup de mec t’en veulent
Et tu le sais meme pas que t’as herité de tous les biens de ceux qui ne m’aiment pas
Reflechis bien avant de te lancer
Vas y au bluf, Fais gaffe au teuf
Suspecte au keuf qui viennent t’orienté
Tu gagneras jamais rien a suivre le troupeau
On nous a tous trompe
Et a en rire aujourd’hui, on est trop peu
Trempe ton armure de caid pour un cerveau
Qui raye toutes les merde de drogues dures genre cocaine
‘faut pas que tu réagisse parce qu’ils ont des conseils
Ici a la maison, je t’ai pas mis au monde pour que tu finnise en prison
En ce qui concerne les filles, amuse toi, fils
Mais t’amuse pas a duper celle qui un jour sera ta raison
Il faut etre perseverant et pas trompeur
Ou tu t’apercevras qu’on est vite perdu quand on perd
N’oublie pas d’ou tu viens, n’oublie pas qui tu es,
N’oublie pas qu’on a beaucoup souffert avant de te mettre bien la ou tu es
La vie ici est pleine de haut et de bas
Et si t’en doute un jour, p'tit,
le morceau j’espere que tu l’écouteras

Refrain

J’ai tout ce qui chasse mes jours gris
Une fois en place quand je pars en vrille
Quand les carlites se mettent à crier
Quand la vie me lasse
Dehors les petits grillent les étapes
Puis emmerde les filles
Tant que le billet se ramasse
Mais qu’ils l’enferment dans leur pupilles
Regarde ce monde en face
Tout ce qui brille n’est pas de l’or et tout
Ce putain d’or du monde vaudras jamais le sourire de ma fille

Les joies, y en a pas tant que ça
Et elles tardent à venir
Ca doit venir du temps
L’époque ou je sais pas ou s’est planqué l’avenir
Dans ce bled ou les plus gros bluffent
L’espoir s’est fais la malle
Et que la chance soit prevenue
On va faire sans
C’est plus sur ce sera plus dur mais j’ai confiance
Petite, t’as le regard perçant
Alors avant que je tombe je veux être fier de toi
De l’amour de ta mere et si tu te perd un jour,
Regarde moi

Refrain (x2)
Par NoBass
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Dimanche 2 avril 2006
CALBO:

J'aurais très bien pu te dire que je suis né avec ce talent,
Balancer d'innombrables raisons tordues, tchatche ou autres arguments.
Mais voilà, celui que tu voit là, doit la majeure partie de son succès
À l'excès de taf, à son concept: mec jamais vexé.
Compléxé par rien du tout, on s'est dit: on nique tout,
Calbo, lino en croisade, tu bouges ou t'es avec nous.
On était une trentaine au départ, 10 à l'arrivée,
Avisé par les autorités de ne jamais y arriver.
C'est comme ca qu'on forge un homme dans les quartiers chauds,
Ce qui est infaisable, devient faisable quand tu me tournes le dos.
Le chemin vers le succès, j'ai su qu'c'était quelque chose de possible,
Ce luxe n'était pas reservé, pour nous pas impossible.
Et vu qu'c'était un art où on se démerdait pas trop mal,
On est entré balancer queques balles.
Boxer les mots intoxiqués par mon flow, les soces du chaudron,
Calbo a fait ses premiers pas, gars, sur le goudron.
Je rappe mon vice puis glisse sur le macadam et tisse
Des intrigues sur mes cahiers, crée l'école du tournevis.
Vice en poche, hisse la banière,
Fauche à tout bout de champ, coche tout.
Approche de la majorité, mais je m'accroche,
Quand tout le monde reste yégri, quand tout le monde fuit aigri,
Quand toutes les técis sombrent dans l'ennui c'est là que je nuis.
Enfin un jour on crée l'Arsenik, inonde les ondes, débloque les blocs en briques.
J'oublierais jamais ceux qui m'ont aidé ou supporter,
Car on se retrouve souvent seul quand on arrive enfin au sommet.

La route est dure, elle est sinueuse, la route est pleine d'embuches,
Elle n'est pas sûre, elle est tortueuse, alors des fois je trébuche.
Mais vaille que vaille je vais de l'avant,
Arsenik trace ta route lâche pas ton plan.

LINO:

J'te cause avec mon coeur et mes tripes, pose pour mes soces,
Ceux qui partagent et partageaient mes trips, les roses et les moins roses.
Un clip, dans ma tête ma prose glisse sur les ondes
À l'affiche ma gueule, et plus mes disques abondent, et plus j'connais de monde.
J'ai passé le clair de mon temps à flaire, à trainer dans la merde,
Freiné, dans un trou noir entrainé.
Une guerre avec moi-même me pousse à être un battant,
Fini d'être un assisté, le mec qui attend.
C'est clair, ce monde est à moi, ainsi que tout ce qui s'y trouve,
Je lève la tête, prouve aux sceptiques que je peux faire du fric avec mon groove.
Trouver l'issue, la sortie, le bout du tunnel,
j'voulais voler, mais difficile de planer avec une aile.
La vie ca tient à rien et je l'ai appris à mes dépends,
Le bien plus difficile à faire que le mal dans ce nid de serpents.
Retiens mes lyrics, mes mots plus forts qu'un coup de gun,
Jeune couteau mal aiguisé, revenu avisé mec. Le fun,
La paix l'unité manque, le respect s'perd,
Blasés, beaucoup sont morts au combat et le reste espèrent.
Espèrent un monde meilleur, noyés sous les soucis,
J'ai appris que la science dans la rue c'est de savoir prendre les raccourcis.
Et j'goume sur ce boum boum, tchak, zoom sur les zups et les zacs,
Mon rap est comme une dum dum, claque chaque boom, chaque soirée
Un effet boomerang, mon gang est paré, au bing bang le show est carré.

La route est dure, elle est sinueuse, la route est pleine d'embuches,
Elle n'est pas sûre, elle est tortueuse, alors des fois je trébuche.
Mais vaille que vaille je vais de l'avant,
Arsenik trace ta route lâche pas ton plan.

JANIK:
Les temps sont durs ne me demande pas de quoi demain sera fait,
La vie n'est pas un conte de fées, ca je le sais,
Dédicace à ceux qui disent lire l'avenir
dans les boules de cristal,
Dans les mares de café, Dieu seul sait,
car le monde entier c'est lui qui l'a fait.
Dedans l'homme et la femme, en dernier il a placé,
Mais l'homme c'est l'homme, il n'en a jamais assez.
Personne du créateur ne peut se passer.

La route est dure, elle est sinueuse, la route est pleine d'embuches,
Elle n'est pas sûre, elle est tortueuse, alors des fois je trébuche.
Mais vaille que vaille je vais de l'avant,
Arsenik trace ta route lâche pas ton plan.

JANIK:
Dis leur seulement, Calbo et Lino,
Dites ce qu'il faut,
La route est dure, la route est pleines d'embûches,
La route est dure, elle est sinueuse gars.
La route est dure, elle est sinueuse,
Elle n'est pas sure, elle est tortueuse,
Mais vaille que vaille, je vais de l'avant, Arsenik.

La route est dure, elle est sinueuse, la route est pleine d'embuches,
Elle n'est pas sûre, elle est tortueuse, alors des fois je trébuche.
Mais vaille que vaille je vais de l'avant,
Arsenik trace ta route lâche pas ton plan.
Par NoBass
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