Mes yeux d'enfant

Publié le par NoBass

Refrain

S’il vous plait, rendez-moi mes yeux d’enfant.
Je voudrais revoir le monde comme avant.

1er Couplet

Je voudrais retrouver mes yeux d’enfants
Ceux qui subliment chaque seconde, à chaque vue sur le monde
Mon cœur s’emballant ; nul pli sur mon front.
Ces yeux qui se trompent sur la violence des gens.

Ces yeux qui n’ont qu’à regarder loin devant.
Je lâcherais vingt ans pour les ramener maintenant.
Ouais, je braverais instant après instant
Pour garder chèrement leur éclat étincelant.
Ces yeux dont je parle n’ont pas honte de leurs larmes
Prêts à se battre, ils sont le pont vers mon âme

Retrouver ces yeux vides de danger.
Ignorants des pensées d’un homme avide de manger.
Ces yeux qui collent au plafond quand le soir tombe
Et portent mes nuits vers le fin fond de l’Univers
Les même qui s’élèvent du Grand Atlas vers les mers de Glace.
Depuis leur siège à l’arrière de leur classe.

Qui flippent devant les vitrines au bat de la rue
Et visent par la ruse les figurines d’Actarus.
Ces yeux qui ne voient d’un sourire qu’un sourire
Sans chercher le coup de vice qu’il pourrait nourrir.
Je voudrais les retrouver. Retourner si je pouvais
Sur les genoux de ma grand-mère, l’amour s’y trouvait.
Tel est mon souhait. Moi, raide défoncé ?
Non, je rêve entremêle clair et foncé.

Refrain

S’il vous plait, rendez-moi mes yeux d’enfant.
Je voudrais revoir le monde comme avant.
Retrouver ce qu’on perd en grandissant.
Alors s’il vous plait, rendez-moi mes yeux d’enfant.

2ème Couplet

Je voudrais retrouver mes yeux d’enfant
Ces yeux qui n’avaient qu’à être des yeux d’enfant
Leur feu embrassant chaque cœur dans le champ.
D’un clin d’œil, imprégnant de bonheur l’ensemble.
Je voudrais remonter très haut dans le temps.
Et revoir l’usine en ruine où on fumait en bande.
Mon vélo, pince à linge, carton sur la jante.
Je faisais le beau, moins le malin à fond dans la pente

Dérapage à la Starsky, Pacman sur ATARI
J’avais dix ans et demi et ça comptait les demis.
Retrouver mes yeux ronds comme Zéro
Quand Natacha m’embrassa comme son héros.

L’époque du préau où ça poussait des cris
Quand ça jouait des pouces pour faire tomber les billes
Ces yeux qui hurlaient dans le silence des contrôles
Les réponses circulaient dans les bâtons de colle.
Le soleil sur la ville, le tonnerre et la pluie
Ces yeux que transporte la tombée de la nuit.

Et ainsi à la suite s’inscrit à la ligne
Tout ce qu’une vie a de magique et qui, petit à petit file
Ces yeux qu’on oublie, qui ne veulent que s’ouvrir
Je voudrais, les retrouver juste une heure et sourire
Ce yeux qu’on oublie, qui ne veulent que s’ouvrir.
Je voudrais les retrouver juste une heure, et…

Refrain ( x2 ) :

S’il vous plait, rendez-moi mes yeux d’enfant.
Je voudrais revoir le monde comme avant.
Retrouver ce qu’on perd en grandissant.
Alors s’il vous plait, rendez-moi mes yeux d’enfant.

Publié dans Chien de Paille

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