Tandem

Dimanche 9 avril 2006 7 09 /04 /2006 01:41
J'ai trop de coeur et ça m'trahit
Mon âme s'froisse dans l'impérissable
Ma rage s'enflamme, cache les jerricanes
Indigne toi devant l'éternel
Cet éternel pincement qui comprime tes poumons lorsqu'on t'arrache les ailes
Le coeur rempli de peines, l'amour me semble futile
Les drames sont tels qu'on les conçoit, remballe ta haine
Et bien avant que ma vie s'enchaine man sache qu'il y en a marre d'être docile
J'ai trop de coeur et ça m'fait mal !

MAC KREGOR
J'ai trop de coeur, ce qui rend mon ardeur plus prévisible
On me sent à 100 pas, même quand le coupable c'n'est pas moi
Lis dans mon regard, depuis peu la flamme de l'espoir ne s'éclaire plus
Je crois plus en l'individu dans ma solitude ;
Les jours s'aigrissent et mon aspect en a pris un coup
Je retrouve ma sale gueule des temps maussades et me v'là reparti pour un nouvel exode
J'ai trop de coeur, ce qui rend mon sens du contact peu perceptible
Et je m'esclaffe devant ce rêve qu'est l'indivisible...
J'ai trop de coeur, c'qui cause du tort à ma mère
Malgré les efforts fournis, elle doute de ma bonne foi pendant que mon coeur se perfore
Bon c'est vrai que les jours s'enchaînent et que je ne peux fuir le temps
Mais oublierait-elle qu'il eut des guerres centenaires
J'ai trop de coeur, même quand l'amitié s'fout d'ma gueule
Le K.R.E c'est une goute de nitro dans ton transistor !
Attristé et distant, on me distingue fiston
Par l'insistance que je place dans mes investissements.
L'absorption de substances prohibées n'a rien arrangé au problème
Au contraire elles n'ont fait qu'accentuer ma haine.
Brûle catharsis n'as-tu donc pas assez de sang sur les mains ?
Que tu viennes en rougir les miennes du sang d'un innoncent.
Le coeur rempli de peine, l'amour me semble futile
Les drames sont tels qu'on les conçoit, remballe ta haine
Et bien avant que ma vie s'enchaine man sache qu'il y en a marre d'être docile
J'ai trop de coeur et ça m'fait mal !

J'ai trop de coeur et ça m'trahit
Mon âme s'froisse dans l'impérissable
Ma rage s'enflamme, cache les jerricanes
Indigne toi devant l'éternel
Cet éternel pincement qui comprime tes poumons lorsqu'on t'arrache les ailes
Le coeur rempli de peines, l'amour me semble futile
Les drames sont tels qu'on les conçoit, remballe ta haine
Et bien avant que ma vie s'enchaine man sache qu'il y en a marre d'être docile
J'ai trop de coeur et ça m'fait mal !

MICKAEL
Si je n'attends rien en retour, n'attends rien des vautours
Je garde le silence même en l'absence de reconnaissance
Qui parmi vous a su me dire merci
Jusqu'à aujourd'hui rien que des regards aigris
Je n'ai que mes larmes pour panser mes plaies
Tant de déceptions ont endurci mes traits
Mais j'ai trop de coeur et ça m'fait mal !

MAC KREGOR
J'ai trop de coeur que je nourris ma hargne dans ta peine
Je ne veux plus être victime de ce pêle-mêle avant qu'ça s'passe mal ;
Tu sais devant la merde je n'ai pas la gaule
Je vis dans l'illégal, matte ma sale gueule négro, j'ai tout d'un mec instable
J'ai trop de coeur qu'elles se taillent toutes
Dur d'entretenir une relation durable, que faire d'un mec peu fiable sortant d'taule
Si seulement j'avais pu retomber dans cette enfance flippante
Je me serai accroché à la pente avant d'me mettre une balle
Tu sais chaque jour ça empire tout devient flou que j'en perds la tête
C'est bien l'obscurantisme de ma vie que je cherche à fuir
Ca pue l'porc dans les blocs, la sudation qui s'écoulent de mes pores
Te démontre à quel point la vie peut être hardcore au sein des tiens
J'ai trop de coeur que ça t'tue, j'ai trop de coeur que ça m'tue
Ouvre donc cette porte qui m'évadera de cet enfer
J'ai mal que j'en perds mon souffle, je suis à bout d'souffle
De voir à quel point les gens peuvent se faire du mal...

PASSAGE DE FILM

J'ai trop de coeur et ça m'trahit
Mon âme s'froisse dans l'impérissable
Ma rage s'enflamme, cache les jerricanes
Indigne toi devant l'éternel
Cet éternel pincement qui comprime tes poumons lorsqu'on t'arrache les ailes
Le coeur rempli de peines, l'amour me semble futile
Les drames sont tels qu'on les conçoit, remballe ta haine
Et bien avant que ma vie s'enchaine man sache qu'il y en a marre d'être docile
J'ai trop de coeur et ça m'fait mal !
Par NoBass - Publié dans : Tandem
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Dimanche 9 avril 2006 7 09 /04 /2006 01:42
Mac tyer :
Je sortais de vingt six mois de placard
J'avais plein de rêves j'étais la preuve qu'un ex taulard veut la grande vie
J'arrive a peine que ma femme me saute dans les bras
J'éclate en larme quand ma gosse me réclame son week-end au parc
J ai kiffé mes premiers jours de liberté
Je savais plus comment m'y prendre pour me refaire
C était pas grave négro j'envisageais ma vie d'artiste
En décrochant une signature en maison de disque
Au début, j'avais la gouache, confiant dans mes choix
Aucune intrigue sur mon approche musicale
Hélas, aucun tube, aucune tune, c'était la crise
Un putain d'embouteillage sur les périphs de la gloire
Me voilà, à reprendre les vieilles habitudes dans mon réseau
Cousin les armes la poudre et la résine
Le bizz tournait, moi j'étais fier de ce que je faisais
Tant mieux pour moi si l'oseille rentre, si tu bicraves fais-toi tout petit
Un soir je rentrais sans faire ce smack habituel
Bébé mauvaise nouvelle les keufs me veulent
En plus de ça, mon sausse m'a carna mes tunes celles
Avec lesquelles mon autoprod aurait vu le jour
Je, sentis ses larmes couler, son teint pâlir
Mais elle me serra dans ses bras comme si de rien n'était
J'avais la rage déterminer j'ai pris mon arme
Ce fils de pute mérite la mort

Break

Le voir mort mon glock en crève d envie je sais où ce connard habite
Un vieil immeuble dans une impasse de la ville
J'y vais direct pour tirer un trait sur nos affaires
Récupérer mes billes et si je dois douiller j'irais le faire
Ca me désole c'était mon frère pour lui j'étais capable
De planquer ces cadavres et de mentir dans les gardaves
Je parie vingt sacs qu il transac avec le petit zincou
Info d'un Yessay que j'ai vissère hier soir
C'est mort

Second break

Mac kregor
Mais quand t'arrêteras-tu de chialer sur ton sort
Ton petit séjour aux frais de l Etat c'était rien devant mon divorce et l'ulcère
Aurais-tu oublié que l'extérieur ce n'est pas la jaule
Entre les risques et les crises d'angoisse
J'ai vite compris que mon salut se trouvait dans l'alcool
Quand t'as pas le choix tu n'hésites pas à torcher tes proches
Le Lancia qui est en bas tu crois qu il vient de tes poches ou quoi
Arrête ton cinéma ou ça va finir mal
La seule chose de grave que t'ai connus en taule c'est qu'on te foute à poil
Moi, dehors fallait que je m'occupe de ma mère
C'était la merde et sur ce coup-là le jour de son décès je crois pas que t'étais là frère
A cette heure-ci je suis peut être à ta merci
Mais lâche ton flingue cinq minutes
Qu'on règle ce problème à mains nues, calme-toi et viens qu'on discute
Pour des clopinettes tu deviens agressif
Je parie que Cécile t'a dit qu'elle n'a pas vu un sou
Alors pour tout le reste t'en as rien à foutre
Putain, mais qu'est-ce qui t'arrive
Tu parles tarif
Alors que moi je te parle d'un ami qui tentait de se refaire avant que t'arrives

Mac tyer :
Frelot t'as du toupet c'est moi qui ai l'arme et t'ouvres ta gueule
Je sais que t'es ce vrai gars qui se défroque pas devant les procs ben voila quoi

Mac kregor :
Franchement, je m'en bats de tes histoires à trois francs six sous
Attends que je dessoule y a que dans ta tête tu crois que je t ai rezzout

Mac tyer :
Putain mais reste tranquille tu cherches vraiment l'embrouille sanguine
Mais tu t'es pris pour qui, ferme-là vite avant que je vrille

Mac kregor :
Arrête tes balivernes mec on est sur Paris
Sois pas têtu on sait tous les deux qu'a cette heure-ci une bastos serait la bienvenue

Mac tyer :
Ça y est je sors de zonpri, tu te sens plus tu me prends mes thunes
Mais tu vas la sentir la bastos quand elle va partir
Par NoBass - Publié dans : Tandem
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Dimanche 21 mai 2006 7 21 /05 /2006 17:12
La matrice est universelle, elle est omniprésente
Elle est avec nous ici en ce moment même
Tu la vois chaque fois que tu regardes par la fenêtre
Ou lorsque tu allumes la télévision
Tu ressens sa présence quand tu pars au travail
Quand tu vas a l'église ou quand tu payes tes factures
Elle est le monde qu'on superpose à ton regard
Pour t'empêcher de voir la vérité

Imagine cent jeunes sans gêne qui fument la Marie-Jeanne,
qui se foutent de mourrir jeune,
encore une âme que Paname condamne
Imagine un oeil pour acceuillir les pleurs,
un coeur pour assumer l'effort, avoir une cellule pour demeure
Imagine les USA qui face a l'Irak capitulent,
Imagine la peine capitale, imagine moi plein de thunes
Imagine une arme de poing dans la main d'un enfant
qui répond que sa mère est la femme battue du bâtiment
Imagine le poing d'un schmit sur la gueule a ton père,
ta vie natale sans repère, un taulard qu'on intolère
Imagine verser une larme de pierre pour les défunts,
Iimagine un jeune qui s'acharne pour parvenir à ses fins
Imagine un chef d'état d'Afrique qui trafique,
troque sa patrie a l'Occident pour raison politique
Imagine la colère d'un nazi, l'euthanasie
pour abrèger les souffrances, les douleurs d'une maladie
Imagine la peur d'un père immature, une paire de gant de combat,
mrrrr, pour tout c'est gars qui nous censurent
Imagine, pfffff... a quoi bon imaginer
quand les jeunes de chez moi se tirent dessus pour un billet
Imagine ne jamais voir mais à mes dépends j'ai vu
qu'une pourriture pourrait me trahir pour un écu
qu'un seul homme vienne me dire m'avoir jamais trahi,
qu'un seul homme ose venir calomnier ma biographie
Imagine le prix du pétrole, la chute du CFA
un révolté qu'à la parole à un concert de NAS aux USA
Imagine la vie d'un malchanceux qui malgré cela chancelle,
en selle chevalier car chômer n'est pas mieux
Imagine ce fort besoin de fortune, ce qu'est le crime pour l'opprimé,
puis les dures misères de ma commune
Imagine ce père smicard au salaire misérable d'où ma vie horrible,
paternel d'une fille adorable
je sais c'est triste, mais imagine un peu mon coeur entouré de conspirateur,
ma vie n'inspire qu'à la rancoeur
Imagine qu'en bas de mon immeuble rare sont les jeunes aimables
et j'ai ce refus catégoriques sur ces bavures intolérables
Imagine un Kossovar qui s'en sort la vie sauve,
j'ai fais l'effort mais la vie ne m'a offert que les flammes
Imagine ces chroniques sanglantes subies par les juifs
pour eux la haine est une soif, qu'un verre de sang serait jouissif
Imagine Mandela, 27 ballets dans un trou,
la colère qu'un insoumis ressent quand sa vie est sans un sous
Imagine que chaque jour ma haine j'évacue
car la vie dont j'ai rêvée n'a pas été celle que j'ai vécue
Imagine la vie d'un sans-abri privé de bien-être
toujours saoul sans jamais rien dans son assiette
Imagine avoir l'anti-gang sur le dos et les gang bang sur ados,
un gang dingue sur un gars, avoir subit trop de ragot
Rho, imagine 45 jours au mitards, les pleurs,
le sang sur les murs signe d'un atroce séminaire
Imagine une France homogène ou les geneurs sont les mêmes,
les gens morts sont les mêmes, mec j'ai trop peur pour ma môme
Hein, imagine comment l'époque s'obscurcit,
sa noirceur et sa misère font que le jeune du bloc s'endurcit
Imagine cette pluie ténébreuse qui tombe sur nos villes,
cette nébuleuse de neige qui dans nos collisés nous pénalisent
Imagine TANDEM au panthéon,
perestroïka dans les rangs, dominateur sur le béton....sur le béton.....sur le béton....sur le béton
Par NoBass - Publié dans : Tandem
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