Chien de Paille

Dimanche 2 avril 2006 7 02 /04 /2006 01:16

Conflit mondial à l’écran, live, vert et kaki.
Désert et machines, chantage, guerre médiatique.
Des civils en armes célèbrent leurs martyrs, fédèrent leur patrie.
La peine appelle la lutte.

Raids et tactiques, sirènes et panique, missiles en chasse.
Tonnerre et tas de ruines, petite fille sans masque.
Hypnotiques images de ville-cibles en flammes, victimes en vrac
Et le reste après la pub.

Le monde, même aux pires heures, me laisse à la porte.
Je reste dans le rétroviseur même à sa mort.
Alors au stylo Bic, j’œuvre. Rime sur mélodie mineure
Et redessine le globe.

Les mers sans marées noires, l’air sans gaz néfastes.
Terre sans effets de serre, verts et vastes espaces.
Justice à parts égales, la guerre des classes, je l’efface,
Faut que je fasse assez de place.

Rase les grands ensembles pour d’élégantes adresses.
Place l’argent dans ce sens pour que les êtres mangent à l’aise
Je rends l’espoir aux hommes, la gloire aux proches
Gratte ma part au vol

Et sa place au Boss. J’gomme les traces aux bras des tox.
Les colles aux chefs d’états qui brassent des tonnes.
Pour ceux qui croquent au détail et craquent en taule.
J’écarte les barreaux des geôles.

Mes rêvent rasent le sol depuis tant de temps
J’veux croire que mes gosses soient pas des gosses sans enfance
J’place dans le poste l’air frais qui manque tant.
Presse « Play » qu’ils m’entendent.

Refrain (x2)

La guerre à l’écran me pousse à faire allégeance
J’ai des vers à répandre, des rêves à défendre, des ailes à étendre.

 

Disant faire guerre au terrorisme, ils perpètrent une félonie.
Perverse est l’optique permettre l’hégémonie.
Cette guerre faite au livre n’est que pour être maître de la terre
Mère du pétrole libre.
Belles lettres et gros titres pour l’aide maigre et promise.
Là où on espère des colis viennent se perdre les ogives.

Mais quelques vers de mon Bic et j’vois parler Bush à Saddam
Lui dire « Alay koum A Salam ».
Puis j’offre des dessous à ma femme chez Hermès.
Mais le boss m’offre tout car là-bas, mes textes plaisent.
Les portes closes s’ouvrent aux pauvres comme nous
A chaque phrase que je laisse naître.
Je dessine le bonheur de nos mères au cœur de ce poème.

L’orgueil de voir leur chair docteur ou notaire
L’honneur d’être honnête, de connaître d’autres termes
Que chômeur ou faussaire.
Je dessine Chiens de Paille en tête aux charts partout
Et moi, auteur « N.Y state of mind part. II ».

J’efface les contusions qui restent vives, la confusion des esprits
Et ma conclusion s’y inscrit
Chirac, sauveur démocrate, de nos idéaux.
C’est un voleur, ma démo s’appuie sur vidéo.
L’Europe le loue, dit qu’il mérite mais je me moque,
Ils se gourent Dixit Méry.

Que reste-t-il à écrire lorsque le monde part en guerre ?
Est-ce légitime quand des mômes voient l’enfer ?
J’ignore ce qui est à faire mais devant leurs bombes par centaines
Je lâche le son à l’antenne.

Refrain (x2)

La guerre à l’écran me pousse à faire allégeance
J’ai des vers à répandre, des rêves à défendre, des ailes à étendre.
Par NoBass - Publié dans : Chien de Paille
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Dimanche 2 avril 2006 7 02 /04 /2006 01:17
Refrain

S’il vous plait, rendez-moi mes yeux d’enfant.
Je voudrais revoir le monde comme avant.

1er Couplet

Je voudrais retrouver mes yeux d’enfants
Ceux qui subliment chaque seconde, à chaque vue sur le monde
Mon cœur s’emballant ; nul pli sur mon front.
Ces yeux qui se trompent sur la violence des gens.

Ces yeux qui n’ont qu’à regarder loin devant.
Je lâcherais vingt ans pour les ramener maintenant.
Ouais, je braverais instant après instant
Pour garder chèrement leur éclat étincelant.
Ces yeux dont je parle n’ont pas honte de leurs larmes
Prêts à se battre, ils sont le pont vers mon âme

Retrouver ces yeux vides de danger.
Ignorants des pensées d’un homme avide de manger.
Ces yeux qui collent au plafond quand le soir tombe
Et portent mes nuits vers le fin fond de l’Univers
Les même qui s’élèvent du Grand Atlas vers les mers de Glace.
Depuis leur siège à l’arrière de leur classe.

Qui flippent devant les vitrines au bat de la rue
Et visent par la ruse les figurines d’Actarus.
Ces yeux qui ne voient d’un sourire qu’un sourire
Sans chercher le coup de vice qu’il pourrait nourrir.
Je voudrais les retrouver. Retourner si je pouvais
Sur les genoux de ma grand-mère, l’amour s’y trouvait.
Tel est mon souhait. Moi, raide défoncé ?
Non, je rêve entremêle clair et foncé.

Refrain

S’il vous plait, rendez-moi mes yeux d’enfant.
Je voudrais revoir le monde comme avant.
Retrouver ce qu’on perd en grandissant.
Alors s’il vous plait, rendez-moi mes yeux d’enfant.

2ème Couplet

Je voudrais retrouver mes yeux d’enfant
Ces yeux qui n’avaient qu’à être des yeux d’enfant
Leur feu embrassant chaque cœur dans le champ.
D’un clin d’œil, imprégnant de bonheur l’ensemble.
Je voudrais remonter très haut dans le temps.
Et revoir l’usine en ruine où on fumait en bande.
Mon vélo, pince à linge, carton sur la jante.
Je faisais le beau, moins le malin à fond dans la pente

Dérapage à la Starsky, Pacman sur ATARI
J’avais dix ans et demi et ça comptait les demis.
Retrouver mes yeux ronds comme Zéro
Quand Natacha m’embrassa comme son héros.

L’époque du préau où ça poussait des cris
Quand ça jouait des pouces pour faire tomber les billes
Ces yeux qui hurlaient dans le silence des contrôles
Les réponses circulaient dans les bâtons de colle.
Le soleil sur la ville, le tonnerre et la pluie
Ces yeux que transporte la tombée de la nuit.

Et ainsi à la suite s’inscrit à la ligne
Tout ce qu’une vie a de magique et qui, petit à petit file
Ces yeux qu’on oublie, qui ne veulent que s’ouvrir
Je voudrais, les retrouver juste une heure et sourire
Ce yeux qu’on oublie, qui ne veulent que s’ouvrir.
Je voudrais les retrouver juste une heure, et…

Refrain ( x2 ) :

S’il vous plait, rendez-moi mes yeux d’enfant.
Je voudrais revoir le monde comme avant.
Retrouver ce qu’on perd en grandissant.
Alors s’il vous plait, rendez-moi mes yeux d’enfant.
Par NoBass - Publié dans : Chien de Paille
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Dimanche 2 avril 2006 7 02 /04 /2006 01:18
JE ME SENS BIEN

1er Couplet

A vu d’œil, sous le soleil, rien ne distingue aujourd’hui d’hier
Ma vie ? déficits divers. Difficile de s’y faire. Discipline militaire.
Je mène mille guerres pour remplir le frigidaire, saigne de plaies multiples.
Je traîne la où les mecs s’énervent et rêvent juste de vivre
Ne respectent que les êtres célèbres en Lexus grises.

On respire un air si maigre qu’on l’expulse vite.
À bout de souffle dès 7 , 8 piges, j’ai perdu le rythme.
La misère reste fidèle mais j’ai durci.
Je m’acharne à faire ma place à table.

Faut qu’j’crache pour l’appart.
Un karma couvert de sparadrap, je combats face à face.
Chaque jour me passe à tabac mais là, je souris quand j’ramasse une patate.
Métro Lamarck, je gravis les marches quatre à quatre.

D’habitude froid comme la glace, je suis plus qu’une émotion.
À l’heure ou le plus petit frisson du pauvre est puni de prison,
Le temps d’un instant, j’oublie ce que mes maux sont parce que…

Refrain

Je me sens bien. Ma tête posée sur ses reins, mon cœur lové dans ses mains.
Je me sens bien. Mon avenir sur ses lèvres, dans son rire y’a mes rêves
Je me sens bien. Ma tête posée sur ses reins, mon cœur lové dans ses mains
Je me sens bien. Mon avenir sur ses lèvres, dans son rire, y’a mes rêves.

2e Couplet

Je la regarde et ma vie s’anime.
Elle, princesse citadine aux caresses cristallines.
Début de siècle en Chiraquie, je vois le papillon revenir Chrysalide.
Mais dans sa main, mes pluies acides changent en brises ainsi (snap)
On tapisse ville par ville les rues d’affiches fascistes
Quand un tas de flics vide sa bile sur le cul de graffitis artistes

Avenir et RMI ça rime triste à dire.
Mais quand 25 piges arrivent, ça devient pire à vivre.
Solution légale au ras-le-bol, le Flash Ball.
En clair, si ton estomac grogne, bouffe de la vache folle

Mais tout ça s’évapore comme ça s’élabore,
Qu’elle rie et ma vie, c’est l’accord.
Dans la nuit, le navire vit le sémaphore.
On s’invite dans les secrets d’alcôve.

L’un s’en remet à l’autre sans qu’y ait de parole.
Serre-moi fort.
Flippé comme si chaque seconde arrivait mon test HIV
Là, je redécouvre la naïveté, j’avais pas idée.

Refrain

Je me sens bien. Ma tête posée sur ses reins, mon cœur lové dans ses mains.
Je me sens bien. Mon avenir sur ses lèvres, dans son rire y’a mes rêves
Je me sens bien. Ma tête posée sur ses reins, mon cœur lové dans ses mains
Je me sens bien. Mon avenir sur ses lèvres, dans son rire, y’a mes rêves.

3e Couplet

L’existence, sa phobie existe. La folie l’exige.
Ma force d’inertie m’a promis l’exil.
J’ai vécu loin de moi, là ou ne s’exprime ni douleur, ni estime.
Pas de place pour la joie. Il y est proscrit d’être triste.
Je me suis amputé de mes facultés de vivre.

Contraint de réussir, on se mutile.
Loin de ce que j’ai pu devenir, je renais du vide.
Speed comme Keanu Reeves, ce que je suis ne tient plus des cellules grises
Mais des forces telluriques. Elle m’offre d’être plus riche,

De me moquer du risque. Je reste un homme démuni,
Mais maître d’un destin qui m’est propre et unique.
Un mort ressuscite. Désormais l’amour fait résonner mes nuits.
Le bonheur a son prix et j’en connais les suites. J’ai trop aimé le fuir,
Dealant moi-même avec moi-même, aujourd’hui, je vais me laisser séduire.

Tous ces gens qui ne peuvent respirer sans penser à l’autre,
J’en rirai plus, je donne ma parole. Je répandrai la note. Ça fait,

Refrain

Je me sens bien. Ma tête posée sur ses reins, mon cœur lové dans ses mains.
Je me sens bien. Mon avenir sur ses lèvres, dans son rire y’a mes rêves
Je me sens bien. Ma tête posée sur ses reins, mon cœur lové dans ses mains
Je me sens bien. Mon avenir sur ses lèvres, dans son rire, y’a mes rêves.

Je me sens bien. Je me sens bien (x4)
Par NoBass - Publié dans : Chien de Paille
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Dimanche 2 avril 2006 7 02 /04 /2006 01:24
Ceci va pour tout mes proches la haut ! où qu’vous soyez ?
Vous êtes partis trop vite pourquoi ? Dieu seul le sait !
En tous cas, moi j’vous regrette et a chaque fois
Qu’j’pense a vous, mon cœur se serre, paix a votre âme !

Votre mort m’a fait comprendre a qu’elle point j’ai peur
De perdre le peu de frères et sœurs sincères, que j’ai.
Les gueules que j’aime. La famille, mes êtres chers,
Avant qu’une de notre heure ne vienne. Je vous lègue

Ce texte, même si c’est délicat et qu’j’ai du mal.
J’me d’vais d’le faire car vous avez toujours
Eté là, pour m’aider les semaines de dèche,
Dans ce bled de merde, alors laissez-moi, dont vous

Dédiez ces quelques vers, j’vous serai à tout jamais
Reconnaissant, vous m’avez donné tant et
J’espère bien pouvoir vous le rendre.

Refrain ( x2 )

C’est un morceau pour les gens que j’aime. Ma famille, mes frères de plume
Mes frères de lutte, fidèles à ma première lune.
C’est un morceau pour les gens que j’aime. Ma famille, mes frères de plume
Mes frères de lutte, fidèles à ma dernière lune.


Couplet ( Sako )

C’est dédié à ceux qui restent quand je me retrouve seul avec mes disparus.
Le ciel, ses demi-teintes pour ceux qui gardent avec moi le vide à nu.
Priant alors qu’un regard puisse dire ce qu’une vie n’a su
C’est pour ceux à qui je serre la main, glissant mon cœur dans chaque « A plus »

C’est pour ceux qui vivent dans l’étroit passage entre les êtres.
Qui, d’un sourire, brisent les barreaux de ma cage.
Pour ceux qui m’aident à en finir avec mes démons
Même si les démons n’en finissent jamais ni avec moi ni avec mes raisons.

C’est pour ces gens comme moi dont la belle âme gèle
Brûlant de sentiments qu’ils retiennent pendant que le temps se fait la belle.
Hommage à ceux qui, pour moi, ont toujours une douceur sur les lèvres.
Comme ils voient mon soleil terne sous la douleur de mes ténèbres

C’est pour ces proches qui me disent « oui » quand le monde me dit « non »
Ces forces qui veillent en silence dans mon ombre.
Qui ont la réponse juste avant même ma question
A qui je ne saurais dire combien ils comptent

Tenant de l’unicité mille fois plus riches que dans le nombre
J’ai tant d’amour pour vous si tant est que ce soit le nom.
Froideur, cynisme et dents longues.
Ce monde contre l’exception m’impose ce masque livide qui m’encombre
Rédemption. Voilà qu’il tombe comme je m’incline. Paix dans le monde
Par NoBass - Publié dans : Chien de Paille
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Dimanche 9 avril 2006 7 09 /04 /2006 02:24
Ma fille, inanimée au sol, visage de cire si gracile. Pupilles trop dilatées.
Sur ses bras, des traces de fixes. Le regard vide,
Ma femme ne réalise pas. Les images filent , larmes d’ inanité.
Instants innommables nommés réalité.
Mille et un fantômes, mes errances mentales. Le petit jour entame
Mes élans fantasques,
Le présent reprend place, me livrant aux vents de glace.
Les fenêtres me crachent la dure haleine de cette ville pour être sûres
Que je me rappelle.
Mais ces blessures-là peinent à se fermer comme pour que je mesure la perte.
Le train me ramène à de lointaines années et leurs heures amères,
Quand la vie n’était pour moi, rien de plus que ma carrière.
Le culte du labeur. Entre putes et dealers. Stup ès mineurs. Junkies.
Fouilles au corps.
Tricolore jusqu’ à l’ os. Costumes ordinaires. Visage gris - Ordinaire
La France du R.P.R, tendance R.P.F,
Le coeur épris de justice. La tête pleine d’hier. Réac en R19.
J’y croyais comme aux règles célestes, y jetait mes forces.
Devint flic sans plaisir. Respecté sans ami. J’étais vide sous l’écorce.
Mon univers : Interpellations de gens sans place qui, à terme, embrassent l’enfer.
Etrangler les mecs, pour pas qu’ils avalent et qu’on plaque à terre.
Et tremper les mains dans leur merde pour voir ce qu’ils avalent.
Grammes ou amphet’.
Ma vie de couple ressemblait à mon bureau. Une place pour chaque chose
Chaque chose à sa place. Des joies factices comme ces fleurs.
Tapissée de regrets. Jaunissantes affiches. Le temps s’y fige comme l’aigreur.
Chaque soir, côte à côte. On devenait si lointain. L’avenir, un vestige.
On se parlait de rien quand on se parlait,
S’écoutant, on souriait pour se cacher qu’on n’écoutait rien.
Je gueulais que des ordres.
C’était ma vie, gueuler des ordres,
Ma femme se persuadait qu’elle était heureuse. Reine de la contrée des Ombres.
Elle souffrait de se raconter à personne.
Enviait ceux qui jouissaient de l’existence,
Crevait que son monde se désole, Chaque soir, le même épisode. Je niais L’évidence.
Je voulais rien entendre. Y’a pas plus sourd que celui qui ne veut rien entendre
Puis vint ce coup de téléphone. Père ou mari, c’était tout comme pour moi
Pas pour ma fille - Overdose dans le square - J’ai fini d’être con mais trop tard.

Dans l’square humide de la pluie. Les rides de la nuit. Les ruines de ma vie.
Le SAMU vient de finir. Des mômes rient d’innocence. Sur le banc, le Vomis.
Heroïn addict. Ma fille, sans bruit, part comme elle a vécu.
Les bruits de la ville. Déjà, la vie poursuit et son souvenir aussi.
A l’époque, je vivais dans ma guerre. Me voyais aussi brave qu’un brave.
Je croyais changer le monde, vaille que vaille. Je rêvais, sur les plaques, de Mon blase.
Mon histoire me navre. Hargne de naïf.
Difficile de raconter des étapes qui m’échappent déjà.
Quand j’ai su, j’ai pas voulu le croire. Coup de barre sur l’avenir.
Le crobard ?. Un trou noir avec au bout, la vie. Beaucoup de mal pour voir.
Si j’avais pu la foutre en taule, je l’aurais fait. Je n’avais que mon regard de Flic.
Ne savait que ce que mon grade dicte. Je l’ai parquée dans notre appart’ Triste.
Je pensais sauver sa vie avant qu’il ne soit trop tard. Le Drame de l’histoire.
C’était le fait qu’il soit trop tard qui la maintenait en quelque vie.
Elle hurlait. Ses entrailles brûlaient des feux du manque.
L’enfer tient dans quelques mètres carrés. Navré, j’en avais la preuve vivante.
Elle avait troqué tout ce dont on fait quelqu’un.
Ces riens d’étoffes et d’écrins, Pour regonfler sa seringue.
Elle s’offrait le déclin, me sommait de l’étreindre comme un père
Mais, trop con, j’ai jamais su.
Sa mère tenait dans le silence. C’était plus sa fille. C’était plus sa vie.
Dans ce corps infantilisé, je revoyais l’enfant assez tendre pour l’être.
Vivant le long de son existence, j’ai jamais eu le temps pour elle.
Un soir, sa mère lui a ouvert. Elle a pris la fuite.
Pour la suite ? Ce qui devait arriver arriva. Overdose dans le square.
Voilà. Après, y’a plus que la solitude et même pas le luxe de boire ;
Rien d’autre à savoir. J’ai fini d’être con mais c’est trop tard.
Par NoBass - Publié dans : Chien de Paille
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