Iam

Samedi 8 avril 2006 6 08 /04 /2006 22:42
LA FIN DE LEUR MONDE

SHURIK'N

regarde la terre en pleures
Mais les choses ici prennent une telle ampleur
Les fils partent avant les pères, y a trop de mères en sueur
Quand les fusils de la bêtise chantent le même air en cœur
Le mangeur d’âmes à chaque repas s’abreuve de nos rancœurs
Je l’entends toutes les nuits, las des fantômes qui la hantent, las de leurs complaintes,
Tellement que des fois elle en tremble
Par le sang de la haine, constamment ensemencée,
Au pas cadencé, quand ce dernier chasse le vent hors des plaines
Rien n’a changé depuis, où je vis, Juifs, Catholiques,
Musulmans, noirs ou blancs, fermez vos gueules, vous faites bien trop de bruit
Comme ces orages dont l'eau se mèle à nos nos larmes, et leurs chocs
Sur le sol aride dont l’uranium à voler l’âme
Je veux pas d’une ville aux cimetières plus grand que la surface habitable
Même si paraît que de l'autre coté tout est plus calme, plus stable
Je veux pas qu’après le jour J, les survivants survivent sous le néon,
Trop proches du néant, car le soleil les prive de rayons
Les artères pleines d’amer comme un caddy au Géant,
On charge, on charge, à la sortie c’est tout dans les dents
Je crois que c’est dans l’ère du temps, chacun cherche son bouc émissaire
Ouais, d’une simple vie ratée à l’envoi d’une bombe nucléaire
L’amour manque d’air dans leur monde, nous on suffoque, tout ce qu’on supporte,
Ca pressurise, et c’est les psys qui vont exorciser, que quelqu’un me dise,si j’ai
Des chances de voir enfin la paix exigée. Qu’un jour les abrutis s’instruisent,
Perché sur ma plume, j’attends ce moment, observe ce bordel
De petites flammes montées au ciel, pour elle j’ai signé ce gospel
"Héra" se barre à tire d'ailes; las de la sève qu’on tire d’elle
On clame tous ce qu’on l'aime, mais aucun de nous n’est fidèle
Jalousie et convoitise, se roulent de grosses pelles
Quand les problèmes viennent, on règle ça à coup de grosses pêches
Et pendant ce temps là, certains amassent des sous par grosses bennes
Devine qui est ce qui creuse mais avec des plus grosses pelles
Quand est ce qu’on y arrive,
là où le bonheur désaltère
Mon futur se construit, sans cris, sans mecs à terre,
Ni de centrale en fuite rien sur le compteur Gegere
Et finalement conscient qu’ici,
on est que locataire
Tu parle d’une location, regarde un peu ce qu’on en a fait
Quand le vieux fera l’état des lieux, on fera une croix sur la caution
On aurait du le rendre comme on nous l’a donné,
Clean, sans taches, et innocent comme un nouveau né,
Seulement les notres meurent de faim en Afrique
Et y a pas assez de fric pour eux
Alors la dalle faudra la tempérer
Les hommes tombent sous les rafales racistes, mais on peut rien pour eux,
Alors les balles faudra les éviter
Le cul devant la télé, occupé à rêver, le doigt poser sur la commande, on se sent exister
On râle, on gueule, on vote, espérant que ça va changer
Mais dresse tes barricades et tu les verra tous hésiter
Garni d’incompréhension et de stèles géantes,
Le globe rêve de compassion et de bourgeons renaissant sur ses branches
Les mêmes qu’on laissera crever un soir de décembre, dans le silence,
Juste un bout de carton pour s’étendre,
Tout le monde à ses chances, de quelle planète vient celui qu’à dit ça ?
Un homme politique, je crois, live de Bora Bora
Pendant que les foyers subissent, façon tora tora, mais bon
C’est bien trop bas, alors forcément il ne nous voit pas
Parole et paroles et paroles,
ils ont promis monts et merveilles,
Mais les merveilles se sont envolées,
Il reste que des monts, mais c'est raide à grimper
Et au sommet, y a que des démons en costumes cendrés
Et en bas,
c’est les jeux du cirque, César Avé
Parce qu’on va se faire bouffer par des fauves qu’ils ont dressé
On note une sévère chute de sang sur la map, une montée d’air noir
Un jour on payera cher pour une bouffée d’air pur
Ici c’est chacun sa culture, chacun son racisme
Seulement sur fond blanc, c’est le noir qui reste la meilleure cible
Les temps changent c’est sur, mais y a toujours des irascibles
Ils ont le bonjour d’Henry, d'Arron, Mormeck ou Zinédine
A l’heure où les gens dînent,
Y en a encore trop cherchent,
pour eux pas de 8 pièces, ils crèchent au parking
Tout le monde s’en indigne,
Ca dévalue le quartier,
ça effraye mémé,
Et on sait bien ce que mémé va voter
Du haut de leurs tours de vice, droites comme la tour de Pise
Jumelles sur le pif, ils fractionnent, divisent à leur guise
On s’étonne ensuite que ça finisse en fratricide
Car tout ce qui compte c’est de gonfler les commandes de missiles
Vive la démocratie,
celle qui brandie la matraque, face à des pacifistes,
T’es pas d’accord, on te frappe,
multi-récidivistes : c'est jamais ceux là qu'on traque
Ils vivent en haut des listes et mettent leurs tronches sur les tractes
Ce monde agonise,
vu ce qu’on y fait, c’était prévisible
Comme la goutte sur le front, dès que la merde se profile
Mais la peur atrophie les cœurs,
peur de tout ce qu’on connaît pas
Alors on se barde de préjugés débiles
De partout les extrêmes dominent, en prime-time,
A chaque fois qu’ils déciment une famille
Et bien avant ces régions où sévie la famine
Image trop crue pour un beauf devant sa viande trop cuite
Lui qui croyait que l’Euro ferait beaucoup d’heureux,
Pour les vacances faudra attendre un peu ou gagner aux jeux
Mais là c’est pas trop l’heure, demain très tôt y a le taffe
Comprend ce monde va trop vite, aucune chance qu’on le rattrape
Sur la route des principes, ils ont mis des pièges à Loups,
Des gilets-dynamites, et des skud y en a un peu partout
Faudra faire gaffe aux mines, aux puits d’où la mort s’écoule
Il a beau être vif, mais à la longue il évitera pas tout
Et un de ces quatre il finira par tomber,
J’espère qu’il y a aura quelqu’un pour aider le prochain à se relever
J’espère qu’il sera pas comme le notre, aigri et crever
Et j’espère surtout que celui-là essayera pas de se faire sauter


AKHENATON

Tu sais, on vit dans la télé,
Le globe s'est fêlé,
Ils servent de l'emballé mais en vrai c'est la mêlé
On s'prend à espérer des choses simples
Mais leur fabrique à peur s'est mise en branle
Tout ça pour les dérégler
cris sans cicatrices, terreur dans la matrice
Ils disent qu'une vie de plus à New York Paris Londres ou Madrid
Alors c'est comme ça une échelle dans la peine
On aime ces catastrophes quand des gens manquent à l'appel
Surtout s'ils nous ressemble, on les film à la morgue,
Et nous dans les sofas content d’échapper à la mort,
Il reste dans les cœurs l'anomalie appelée peur
Et grâce à ça de toute part ils ont recours à la force,
C'est une révolution,
cette fois elle est de droite
Voilà pourquoi le chantage à l'emploi dans pleins de boîtes
Voilà pourquoi ils veulent à tout prix implanter la croix
Et face à la télé souvent on les croit dans leur droit,
Ils disent c’est humanitaire
Mais ils niquent les mers et la terre pour chaque écart c'est la guerre
Si le quotidien est précaire,
C'est qu'ils nous dressent à être délétères et se contenter de joies éphémères
Si l'Afrique est en colère,
c'est parce que les trusts la pillent
Seuls les généraux corrompus coopèrent et jouent des vies au poker
Est-ce que la rancœur et le désir d'revanche est tout c'qu' on leur a offert?
On parle du droit des femmes quand leurs maris les frappent,
Avec des clichés religieux sortis tout droit des fables
Comme ci ici elles étaient bien depuis le Moyen-Âge
Mais c'est en 46 que c'est ouverte une nouvelle page
Maintenant elles nous valent, on dit dans les ouvrages
Pourquoi elles touchent moins de pognon à compétences égales?
Pourquoi elles seraient moins faites pour êtres responsables ?
Alors qu'elles nous ont tous torché le cul nu dans le sable
On force sur la boisson, parie sur les canassons
Mais la réalité c'est qu'ils nous font bouffer du poison
Et dans l'hotel du bonheur beaucoup font la valise,
L' espoir tué par des fanatiques libéralistes
Pas de bombes S.A.L , ni de grosses salves
La stratégie est simple ils exploitent et ils affament
Quand on les voit à la télé ces cons ont l'air affables
Mais le monde est à genoux quand ces bordilles sont dix à table
Des comptes sous faux noms ils prétendent agir au nom de la liberté
Mais c'est la monarchie du pognon
La France et les States par factions interposées
Se livre une guerre en Afrique, et tu veux rester posé?
Freedom par-ci démocratie par-là
Mais j'ai mater sous la table et j'ai vu que c'était que des palabres
La vrai mafia non la cherche pas en Calabre ni dans ce bled
Où dans les quartiers pauvres à quarante ans on tombe malade
A fumer du mauvais tabac et manger de la merde
Où le xanax fait un tabac avec l'alcool fort
Les rues deviennent des grosses forges
Et le métal y est commun monté sur grosses crosses
La violence au quotidien de tant de gosses pauvres
Et moi j'attends l'apocalypse après cette apostrophe
J'en ai marre de tous ces mensonges qu'ils colportent
Pour les servir , dans de nombreux cas il y a mort d'homme
Tous terroristes j'entend leurs théories
Porter le sacrifice pour des principes c'est horrible
Les momes survivent nourris à l'eau et au riz
Pendant que leur pouf se baladent à Aspen ou St Morritz
La flore crame la faune canne
Dit : c'était des barbus qui lâché l'agent orange sur le nord Vietnam ?
Non c'était les boyzzz mais qui peut m'indiquer la justesse d'une cause
En partant de là chacun écrit ses droits
Désolé je trouve aucune excuse à Hirochima
On peint l'histoire comme on colorie vite une image
Et peut importe qui se fait tuer chaque fois je le vit mal
On croit en nos gendarmes qui servent et nous protègent
Du moins, est ce au Rwanda quand ils jouent du lance rocket?
Pour placer le pantin qui conviendra a la France
Une casserole de plus au ministère de la défense
Il se crêpe le chignon au fond ils sont ignobles
Sur la conscience des députés y en a plus d'un million
"Quand ils font les aiguilles nos politiques ont des chignoles"
Défilent sur des chars le 14 , ils se pignollent au son de la marseillaise
Et d'une imagerie guerrière qu'ils veulent gentiment refiler aux élèves de leur appart dans le 16
On voit un tableau différent : ils disent croire en dieu mais croit en ce qu'ils possèdent
Ils trouvent même pas un corps dans les ruines du world trade
mais sortent des débris le passeport de Mohamed
Je peux plus exprimer combien on trouve ça grotesque
Tu comprends pourquoi "ça le désire" dans les bibliothèques
Au collège de le vie ils jouent les profs d'histoire
Et abreuvent le quotidien de milles sornettes illusoires
On a battis une forteresse on l'a nommé alamut
Coincé physiquement entre garde à vue et garde à vous
Compte tenu de la pression patriotique
j'admire les gens de gauche en Israel , en Amérique
est ce qu'on vaut mieux en France
désolé si j'insiste
mais regardons nous franchement,on est aussi raciste,
ensuite on vend de la liberté au marché public,
putain le drame avec les valeurs de la république.
La république, elle passe ces week end en regate
puis se prostitue de toutes part pour un airbus ou une frégate,
elle execute dans une grotte des opposants canaques
et mange à table avec des gars style Giancanna
puis explose le rainbow warriors
et dessine les frontières du tiers monde à la térasse du Mariot,
sponsorisent les fanatiques aux 4 coins du monde,
les entrainent aux combats et manipuler les bombes
le collier casse, ces cons échappent à tous controles
et quand ils mordent la main du maitre alors on crie aux monstres.
ils discutent notre futur autour d'un pichet
pour notre sécurité zarma, ils veulent nous ficher.
c'est la france de derrière les stores
et j'en ai marre de me faire gruger
par des tronche de dispenser de sport.
je me bat pas pour la porche mais pour un meilleur monde
avec mes petits bras
Souvent à cette époque ou la terreur gronde
ou la frayeur monte,
je travaille sur moi chaque seconde pour être un meilleur homme.
On vit en ces temps où dans un taudis de Paris.
36 gosses meurent brulés vifs quand les demandes en HLM dorment
depuis des années dans les archives
alors que des employés de la mairie en obtienent avec terrasse et parking
t'appèle pas ça du racisme
après ils pleurent quand perdu on revient aux racines.
ils ont caricaturés nos discours radicaux
et l'on résumé par wesh wesh ou yo yo.
Nous complexé, si peu sûr de soi,
on s'interpelle entre nous, comme rital, rebeu ou renoi.
Chaque jour, la grande ville resserre l'étreinte
et tu peux voir les noms des notres évaporés écrit sur des trains.
ma vie, un mic, une mixetape, loin des ambitions
de ce qui sera élu président en 2007
j'adore ce moment où il dévoile le minois
de qui devra tailler des pipes monumentales au chinois.
à défaut d'argent putain, donnons du temps,
dans nos bouches le mot liberté devient insultant
car c'est les soldats qui le portent et non plus le vent
comme si le monde était rempli de cruel sultan.
Mécontent des schémas qu'on nous propose, je cultive maintenant
les roses dans mon microcosme.
Mesure les dégats minimes que mon micro cause.
Ca ne peut qu'aller mieux alors j'attend la fin de leur monde


et le clip : (âmes sensibles s'abstenir !!!)
(il vous faut Real player)
www.361records.com/akh_lafindeleurmonde.ram

faites le circulez sur le net car il ne sera pas diffuser a la télé
Par NoBass - Publié dans : Iam
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Dimanche 9 avril 2006 7 09 /04 /2006 02:17
Akhenaton
Quand tu lèves la main sur elle, tu vois un fait d'armes
Sans vergogne tu l'racontes aux collègues,
Tu veux quoi ? une médaille ? Connard !
Puis la vapeur descend, semi regrets, c'est trop tard
Les mots n'y feront rien, ils masqueront pas les cocards
La couleur du "Sky", teintée par une larme de coca, Samu sur la rocade
Elle quitte K.O. sur une civière c'bocal les gosses en pyjama
Terrorisés, imbibés d'images, déjà formatés à reproduire
Adultes ces actes, comme un tableau d'Cézanne
Son corps jauni d'coups précédents,
Son souffle écarte les derniers moments d'vie d'un couple cédant,
Mais y'a qu'dans la morphine à l'hosto qu'elle s'évade,
Solitude aidant à part ses mômes, son existence est fade,
Toute jeune, elle croyait au prince et ses fables, et toi se marrant
Qu'elle t'a aimé comme jamais tu n'fus avant, quand les cris partent
Sa gorge s'écrase et maintenant quoi ! c'est navrant
Choqués les voisins veulent ta peau à tous les étages
Les objets éclatés attestent la rage, la tempête a chassé l'orage
Et 3 bouts d'chous otages de c'mariage, assis sur les marches
Le bonheur prisonnier dans un espace, ent'bris et marques
Les cris d'amours s'effacent, viennent les coups d'lattes,
Portés jusqu'au sang, insultes,
Juste offense surtout après deux coups d'poings dans la rate,
Egoïste, ta vie on s'en tape si tu la rates
Elle partira un jour par la grande porte ou à l'arrache
Quand toi tu chialeras au maton qu'dans la cour on t'a marrave


Refrain (x2)
Shurik'n
Quand la grêle tombe fruit de la rage
Dire qu'on aime laisser les mains passer le message
La vie malmène et c'est elle qui subit l'orage
L'amour en crève et le coeur retourne dans sa cage

Shurik'n
T'es là comme un con, debout quand l'ambulance se pointe
T'as les genoux qui claquent, tu pries mentalement les mains discrètement jointes
Ton front suinte et pas de courage regard reproche sur ton visage
La honte danse partageant le terrain au gyro des urgences
Puis vient l'temps des cent pas en salle d'attente craignant d'entendre
Ceux de tes gosses qui n'te souriront plus ce soir, ils ont quitté l'âge tendre,
Ils savent que c 'est pas un coin de porte, c'est les coups qu' tu lui portes
Qui marquent son coeur et sa face, leur haine sera tenace
L'amour se glace laissant des traces que rien n'effacera
Et tu rougis de déshonneur devant le bleu de ses bras
Le bleu de ses yeux demandant pourquoi ?
Pourquoi ? Un homme se met à boire se retrouvant perdu dans le noir
La seule à le rassurer, lui sert en même temps d'exécutoire
Si c'est ce que tu voulais maintenant tu l'as, tu seras seul avec ton verre
Et tes mômes grandiront loin de toi, seuls avec leur Mère
T'as tout foutu en l'air, mais t'es encore trop saoul pour le voir
L'espoir reviendra pas, y'a qu'toi qui es assez fou pour encore y croire
Le couloir s'est rempli de proches sa famille elle te regarde même pas
A part son frère plein de haine, cette fois j'pense pas que tu t'en sortiras
Blâme pas ta vie où le stress croissant vu le taf manquant
On dit que c'est un jeu sur un coup de trop tu perds femme et enfants
Tel est le prix du sang, sèche tes larmes fallait y penser avant
Qu'son amour ne meurt lentement trahi trop souvent
Loin de ces jours heureux etouffés par tes poings brisant ce lien sacré
les marques sur cet ange alité crie gommant le bien que t'as fait

Refrain (x2)
Par NoBass - Publié dans : Iam
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Dimanche 9 avril 2006 7 09 /04 /2006 02:17
Freeman
Quoi d'plus solitaire, qu'avoir l'destin comme père, l'mal comme compère
Quoi faire à part s'taire, quand la mort t'guette sur l'asphalte
Les pieds sur terre, les yeux rivés sur les autres, quand ils rentraient
Moi j'étais, aux mêmes endroits fixés, la tête dans les étoiles, et,
Fallait-la voir, cette putain d'toile, irréelle que f'sait ma vie,
La principale, celle qui s'trouve dans la rue, hélas la spirale,
Celle qui t'mène vers l'gouffre, ou droit vers l'univers carcéral
Où les gosses, s'perdent où pour la plupart des âmes souffrent, où les lames s'ouvrent
Où on t'prouve, qu'seule la force t'couvre, et qu'les faibles crèvent
Dans c'milieu, fallait pas être prêt, mais déterminé sans trêve
Quand ils rentraient chez eux, j'trouvais qu'ils trahissaient la cause ouais,
Pour moi y'avait pas d'pause, on était là, fallait occuper l'terrain
Quand ils rentraient chez eux, la force, virée à la haine, celle qui cerne
Berne, les proies ternes, qui s'perdaient, dans nos ruelles
Où règne l'cruel, l'ring des duels, l'truc habituel
Sauf qu'là, on voulait surtout pas qu'nos coeurs s'gèlent, Mam'zelle
Malgré tout, on vivait peut-être mieux qu'ceux qu'avaient tout
On riait au maximum, sachant qu'on avançait dans l'flou
C'était l'but, pas crever, vivre, dire qu'on existe, même ivres
Ma main libre, livre ma fibre, quand nos coeurs vibrent
Cible, la même chose, Rhô, ma passion la zik
L'émotion, chez nous, ça jamais été basique
Quand ils rentraient chez eux, j'avais toujours d'côté une p'tite larme,
L'fait d'avoir grandi, sans père ni mère, m'a fait écouler trop d'grammes

Refrain
Shurik'n
Toujours de ceux qui restaient au sol collés, dans le décor
Comme ces bancs, devant l'océan béant
100 fois le monde fut refait rêves conquérants,
Les pieds dedans on luttait vaillamment
A l'heure où les autres rentraient les survivants
Errer dehors cherchant la clef des champs
Les nuages chevauchant, à l'espoir s'accrochant ;
Malgré ça, on riait fréquemment
Sous le lampadaire, ça chambrait méchamment
Inconscients, peut-être, alors que déjà du son, nous étions les amants
Le principal soucis, c'était pas de manger décemment

Akhenaton
J'rentrais doucement, à c't'heure tardive, quand le soleil chassait la nuit
Rempli d'exploits dans cet'jungle, où tous les jours j'chassais l'ennui sur les
Marches, des heures sur le derche, blotti sur une seule barre de métal
Misère mentale, 10 balles en poche avec une Marlboro Light
Moi, j'chiale pas, je relate, c'était pas l'ghetto, mais que pouvais-je
Espérer d'mieux, en quittant l'domicile de mon père si tôt
Ma mère croyait qu'j'trainais dans l'métro, faisant la manche
Mais j'comptais les minutes à ma montre, et tous ces putains d'jours c'était
Dimanche
Comme quand j'retirais l'huile, sur mes lèvres, de mon revers de manche
Regrettant les repas d'Man, quand j'étais môme, devant mon verre de menthe
Ouais timide, facilement vert de honte, cet air me hante
C'est bête comme on en arrive à haïr ces petits cons pleins d'chance
Quand ils rentraient chez eux, l'assiette fumait à la maison
J'fumais des bongs à déraison, dernier con à rester assis sur l'banc
Présent chaque saison, rimes magistrales, forgées là où l'homme
Se forge, affrontant l'froid glacial en parka les nuits de mistral
La tête dans les étoiles, mes écouteurs, crachaient l'son d'Marley Marl
J'voulais m'faire la malle, sentiments posés sur un carnet sale
A force de lire, j'compris qu'Dieu n'a d'égal, j'étais dans l'noir
Et savoir que personne tendrait la main pour m'en sortir m'a fait mal
Quand ils rentraient sur le palier laissant soucis et crasses
J'suis resté là à subir, jusqu'à c'que mon propre thorax m'écrase
Comme quoi, le silence de la douleur est parfois bien plus fort que le bruit de la rage

Shurik'n
Toujours de ceux qui restaient au sol collés, dans le décor
Comme ces bancs maître séant
C'trottoir a vu naître un nombre d'MC conséquents
Une grappe de persistants
Peu à peu s'forgeant à l'heure où d'autres patientaient leur repas
S'réchauffant, nous on parlait au vent
Les nuages chevauchant
L'estomac rugissant
La musique mûrissant
Nos rêves se dressant vers le firmament
C'est pas qu'on voulait fuir maman
Mais ce truc , on y tenait fermement
Ca nous a fait grandir, patiemment mûrir
L'envie de dire
Commencer à s'languir

Refrain
Par NoBass - Publié dans : Iam
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Dimanche 9 avril 2006 7 09 /04 /2006 02:19
chorus:
Comme quoi la vie finalement nous a tous embarqués,
J'en place une pour les bouts de choux, fraîchement débarqués
A croire que jusqu'à présent, en hiver on vivait
Vu qu'c'est le printemps, à chaque fois que leurs sourires apparaissent
Je revois le mien en extase, premier jouet téléguidé
Déguisé en cosmonaute, souhait presque réalisé, instant sacralisé
Trésor de mon coeur jamais épuisé, pour mon âme apaisante, Alizée.

Revoir le rayon d'lumière, transpercer les nuages,
Après la pluie, la chaleur étouffante assécher la tuile
Revoir encore une fois, l'croissant lunaire embraser la nuit
Embrasser mes anges, quand l'soleil s'noie
Faire du sommeil une terre vierge, converser dehors sous les
Cierges, revoir son sourire au lever quand j'émerge, sur
Au-delà des turpitudes, des dures habitudes de l'hiver
Peut être mon enveloppe de môme, abrite un coeur d'Gulliver
Revoir les trésors naturels de l'univers, douce ballerine
L'hirondelle fonde son nid dans mes songes, sublime galerie
A ciel ouvert, les djouns rampent à couvert, nous à l'air libre
Mais les pierres horribles, cachent souvent des gemmes superbes
Sous le couvercle
Revoir la terre s'ouvrir, dévoiler la mer
Solitaire dans la chambre, sous la lumière qu'les volets lacèrent
Impatient de l'attendre, c'printemps en décembre, en laissant
Ces mots dans les cendres, de ces années amères

chorus:
Comme quoi la vie finalement nous a tous embarqués,
J'en place une pour les bouts de choux, fraîchement débarqués
A croire que jusqu'à présent, en hiver on vivait
Vu qu'c'est le printemps, à chaque fois que leurs sourires apparaissent
Je revois le mien en extase, premier jouet téléguidé
Déguisé en cosmonaute, souhait presque réalisé, instant sacralisé
Trésor de mon coeur jamais épuisé, pour mon âme apaisante, Alizée

La patience est un arbre, dont la racine est amère et l'fruit doux
J'aimerais revoir mes premiers pas, mes premiers rendez vous
Quand j'pensais, qu'la vie, pouvait rien nous offrir, à part des sous
Maintenant j'sais qu'ça s'résume pas à ça, et qu'c'est un tout,
L'tout est d'savoir, voir, penser, avancer, foncer
On sait qu'le temps, dans c'monde n'est pas notre allié
J'aimerais revoir, l'instant unique, qu'a fait d'moi un père
Un homme, un mari, on m'aurait dit ça avant, j'aurais pas t'nu l'pari
Normal dans mon coeur, y avait la tempête, les pression et l'orage
Et pas beaucoup d'monde qui pouvait supporter cette rage
J'aimerais revoir, ces pages, où on apprenait la vie, sans dérapage
L'partage d'l'évolution, à qui j'rends hommage, loin des typhons
J'aimerais revoir, l'premier sourire, d'mon fiston, mon coeur
D'puis c'jour là, j'me sens fier, c'beau gosse, c'est ma grandeur
Un printemps éternel, une source intarissable, plein d'couleurs
C'est l'jardin d'Eden, qui m'protège d'mes douleurs,

Revoir l'époque où y avait qu'des pelés sur le goudron s'arrachant
Autant de printemps répondant à l'appel d'un air innocent
Moins pressé d'aller à l'école pour les cours que pour les potes
S'y trouvant revoir les parties de bille sous le préau se faisant avec acharnement
Tendre moment jalousement gardé comme tous
Avènement d'une jeune pousse que l'on couvre d'amour…..
Pour que rien ne salisse mille fleurs jaillissent
Dès que son sourire m'éclabousse ça m'électrise cette
Racine va devenir chêne massif sève de métisse
Annonçant le renouveau le retour de mes printemps
A travers les siens et construire les siens pour que un jour
Il puisse les revivre à son tour
Comme volant à mon secours ces graines fleurissent
Dans ma tête quand la grisaille
Persiste mur d'images refoulant mes tempêtes
(Voir un printemps superbe à nouveau fleurir)

chorus:
Comme quoi la vie finalement nous a tous embarqués,
J'en place une pour les bouts de choux, fraîchement débarqués
A croire que jusqu'à présent, en hiver on vivait
Vu qu'c'est le printemps, à chaque fois que leurs sourires apparaissent
Je revois le mien en extase, premier jouet téléguidé
Déguisé en cosmonaute, souhait presque réalisé, instant sacralisé
Trésor de mon coeur jamais épuisé, pour mon âme apaisante, Alizée
Par NoBass - Publié dans : Iam
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